GÂCHIS REYNOLDS

Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après.

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28 février, 2007

Sans trav-aïe.

Avant tout une information importante concernant les lettres que la (trop grande) majorité d'entre nous avons reçu. La sélection des postes proposés n'empêche personne de postuler à d'autre postes, disponibles dans le groupe, dont il aurait connaissance. La liste de ces postes est disponible à l'usine et dans les locaux d'Altédia. Tout le monde n'étant pas connectés, vous êtes invités à faire passer l'info.

Pour les personnes qui auraient la possibilité d'avoir un CDD, il est convenu entre toutes les parties en présence (direction, représentants du personnel, Altédia) que l'objectif étant de retrouver un boulot, si le CDD ne se transforme pas en CDI, la personne pourra retourner dans le dispositif et bénéficier des conditions de celui-ci. Si par exemple, après deux mois de reclassement, vous retrouvez un CDD de un mois, que vous prendriez parce qu'il permet de mettre un pied dans une boite sympa (!), ou compléter une expérience, et que ce CDD ne se transforme pas en un CDI, vous avez encore droit à sept mois de dispositif de reclassement, avec les même conditions d'indemnisation que les deux premiers mois. Ensuite, si vous êtes au chômage, le dispositif de reclassement existant pendant 24 mois, vous pourrez toujours en bénéficier, mais l'indemnité sera celle des ASSEDIC, à leurs conditions.

Les indicateurs de l'état du reclassement ne sont pas encore tous en place, mais il apparaît d'ors et déjà que les femmes devront faire l'objet de plus d'attention (attention, pas de jugement de valeur dans ce que j'écris, ce ne sont pas leurs mérites qui sont en cause, mais, visiblement, la perception qu'ont les employeurs). Toutes les personnes qui ont déjà retrouvé du boulot sont des hommes. Je ne sais pas si c'est significatif en l'état, à suivre en tous cas.

La fermeture d'une usine, comme en témoigne, entre autre, l'émouvant commentaire d'Éric, comme en témoigne aussi les déchirements, ce n'est pas seulement perdre son boulot. C'est aussi voir des collègues plus rarement, se retrouver chez soi, à tourner un peu en rond en se demandant ce qu'on est bien capable de faire, et qui est disposé à payer (bien !) pour ça. La fermeture d'une usine brise aussi des couples, affecte le caractère, la motivation, la confiance en soi, l'appétit, la locution, l'humeur, la patience et même, parfois, le goût de vivre. Tout ça a été dit, très vivement, en CE. Aussi les intervenants du cabinet VTE (psychologues du travail, rompus à ces situations) devraient à nouveau, et sous peu, assurer des permanences. Exprimer ses doutes, son malaise, ses interrogations ; voir des gens, c'est peut-être pas miraculeux, mais c'est mieux que de garder ça pour soi et de broyer du noir.

Pour ce qui est des expatriés, les missions chinoises sont données pour trois semaines, mais les billets de retours sont programmés après six semaines de présence, avec, semble-t-il, une option retour à trois semaines. Tout cela est un peu confus. Enfin, trois personnes sont en Chine. Pour la Tunisie, ce sont des missions de cinq jours (on revient pour le week-end !). Trois personnes y sont actuellement. La règle, lorsqu'on est en déplacement, c'est qu'on ne compte pas ses heures (l'obligation de moyens est remplacée par celle de résultat), avis donc aux amateurs !

Les machines de blister partiront cette semaine, semaine 10 ce sera le tour des feutres et semaine 11 des marqueurs. Huit presses sont déjà parties vers la Tunisie et deux doivent encore partir dans les quinze jours.

Actuellement, des doutes se forment sur la capacité de Reynolds à fournir du travail, notamment en conditionnement manuel, jusqu'au mois de juin. Pas plus de précision mais vraisemblablement, du fait de ruptures, ça risque d'être difficile.

Pour ce qui est du site de Malissard, il a encore son rôle à jouer, du fait de sa position géographique, selon la direction.

Le 13 mars prochain, le CE rencontrera les représentants de la mutuelle pour étudier et discuter, dans le but de limiter la hausse des cotisations lié à la rupture du contrat de travail, les divers aspect de cette question.

Anonyme du 24/2/07 7:07 PM, j'imagine que je dois prendre ton commentaire de façon négative. Je crois effectivement que des gens sont frustrés, qui ne le serait pas ? Je reste convaincu que chacun doit s'intéresser à la politique, au moins pour comprendre de quoi il retourne. Aristote lui-même disait que l'homme est un animal politique ! Pour ce qui est des américains qui doivent rigoler (outre le fait que c'est toujours un plaisir trouble de passer pour un con aux yeux d'imbéciles), je n'en suis pas très sûr. S'il ne sont pas trop sots, leur préoccupation première actuellement devrait être de trouver un tapis assez grand pour y mettre toute la poussière ! Autre solution, dissimuler un échec sous une catastrophe de plus grande ampleur et dire qu'on y est pour rien, que c'était inévitable (le marché, les lois, les affaires, les 35 h etc.). Parce que les affaires Newell en Europe pourraient sans doute être meilleures et la branche écriture, qui fonctionnait plutôt mieux (je sais, grâce à Dymo, dit-on dans les milieux autorisés, mais je crois que les gens écrivent plus qu'ils ne collent d'étiquettes, sauf exception !), risque d'être affectée durablement par la fermeture de l'usine Reynolds. Enfin, je n'ai jamais dit qu'ici je défendais les salariés ! Principalement, c'est mon point de vue que je défends, si d'autres le partagent, tant mieux, sinon, tant pis (pour eux bien sûr !).

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posté par DiogenePasCynique le 28.2.07. Lien vers ce billet

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24 février, 2007

On nous a volé des mots !

Lorsqu'on dit qu'il n'y a plus d'ouvriers en France, alors qu'ils sont 6 à 7 millions. Lorsqu'on parle de partenaires sociaux quand on évoque les protagonistes de discussions, voire d'âpres disputes révélant des oppositions de fond sur la façon dont on partage la richesse produite dans l'entreprise. Lorsqu'on parle d'exclus plutôt que d'exploités. Lorsqu'on parle de différences plutôt que d'inégalités. Lorsqu'on parle des problèmes (qui appellent une solution issue de l'analyse) dans la société plutôt que des questions (qui appellent des réponses multiples issues du débat) qui se posent sur son fonctionnement, on nous vole des mots. Nous pensons avec des mots. Si nous ne disposons pas des mots nécessaires pour bâtir les concepts, les outils nous permettant de décrire et d'agir sur le monde, le faire évoluer vers plus de justice, on ne peut rien faire.

C'est, entre autre, le sujet d'Inculture(s), la conférence gesticulée (ce n'est pas vraiment du théâÂâtre, ni un conte, ni un colloque ... ) de Franck Lepage. Il y explique l'importance de l'éducation politique pour mieux comprendre les événements, les situations que nous subissons et par conséquent, agir efficacement. Ce n'est pas chiant du tout, c'est même souvent drôle et toujours intéressant. Ça raconte surtout l'histoire d'une prise de conscience. En voici un extrait :


... Ceux d’entre vous qui ont connu la guerre de 1968, savent qu’à cette époque-là, les pauvres – (tiens, en voilà un de mot en train de disparaître ! Moi, je trouve cela très bien qu’il y ait de moins en moins de pauvres, je trouve ça génial !) – on les appelait dans ces années-là des « exploités ». Je jure aux plus jeunes dans la salle, que c’est vrai ! Ça ne nous posait pas de problème ! On parlait d’eux comme ça couramment ! Quand on était éducateur social dans les quartiers, on parlait des « exploités ».

Vous comprenez bien que c’est un mot très-très embêtant pour le pouvoir. Parce que c’est un mot qui vous permet de penser la situation de la personne, non pas comme un état, mais comme le résultat d’un processus qui s’appelle « l’exploitation ». Si ce type-là est exploité, c’est donc qu’il y a un exploiteur quelque part ! Donc, quand vous le nommez exploité, vous le pensez comme un exploité et vous cherchez tout de suite… l’exploiteur. « Quel est le salaud qui exploite ce type, que je lui casse la figure ! »

Le pouvoir nous fait comprendre, que ça serait bien dorénavant d’appeler ces gens-là des « défavorisés ». Et regardez bien, c’est très très amusant : c’est le même type, dans la même situation… mais dans un cas, il a été exploité par quelqu’un, dans l’autre, « il-n’a-pas-eu-de-chance ! » « Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ? On ne va pas aller faire chier le patronat parce que ce con n’a pas de pot, quoi ! »

C’est un état, vous voyez ? « Défavorisé », c’est un état. Il n’y a pas de défavoriseur, si vous voulez.


La vidéo de la représentation, en 2005, au festival off d'Avignon peut être téléchargée sur ce lien. Attention, c'est plus de 600 Mo ! Aussi, pour permettre aux Reynolds de la récupérer plus facilement, elle sera présente à partir de lundi sur le répertoire commun, et à partir de mercredi, il sera possible de vous graver un DVD au local du CE (l'auteur m'a gentiment donné son accord). Grâce à un éditeur belge, le texte d'Inculture(s) sera bientôt disponible.

Et puis soyons fou, il y a une commission culturelle au CE, transformons-là en commission Inculturelle et pourquoi ne pas essayer de faire en sorte qu'une représentation soit faite devant, ou dans l'usine, pour les salariés bien sûr, mais pour tous les autres aussi ? Si vous êtes intéressés dites-le sur les commentaires. Franchement, avec un minimum de volonté, ça doit être possible. Si des politiques me lisent aussi, ça peut servir (l'huile des rouages, les autorisations, les assurances, que sais-je encore !).

Pour ce qui est de lettres, j'en parlerai la semaine prochaine (je n'ai pas encore la mienne !).

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posté par DiogenePasCynique le 24.2.07. Lien vers ce billet

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20 février, 2007

Occuper le terrain.




Je vais répondre un peu aux commentaires, vu que l'actualité (les lettres doivent bientôt partir, mais on verra à la lecture !) ...

D'abord je suis content du retour de certaines plumes amies, car j'étais attristé de leur départ, merci ! En effet, je crois qu'il faut occuper le terrain, le web comme les commentaires, et c'est pour ça, entre autre, que malgré quelques doutes il y a quelques semaines, j'ai décidé de continuer quand même. Je crois qu'il y a encore des trucs à dire ou dont il faut faire le récit. Sans faire de comparaison hasardeuse, vous avez sans doute remarqué, sur les bords des autoroutes, les feux tricolores, un peu partout en fait, des autocollants ou des affiches du FN. Vous aurez sans doute compris que je ne partage pas leurs vue politiques. Il n'empêche qu'ils occupent ce terrain, seuls. Insidieusement, on a ces messages assez (trop !) souvent sous les yeux à tel point qu'on y fait plus vraiment attention. Pire, on ne trouve pas ça anormal ! C'est aussi le principe de la pub. Ça me paraît préférable de voir s'exprimer (aussi) d'autres messages. C'est aussi pour cela, entre autre, que j'ai salué cette initiative, qui elle aussi occupe le terrain, mais avec un message tout de même plus positif !
Anonyme du 17/2/07 5:14 PM (je préfère un pseudo parce que je n'aime pas tellement désigner les gens par des numéros, affaire de goût, salement humain j'en conviens !) justifier un acte par le fait que si on ne le fait pas, quelqu'un d'autre le fera, permet de tout justifier, tout. C'est ce même argument M Di Vincenzo avait d'ailleurs utilisé en CE. Il lui fut rétorqué que c'est avec ce genre d'argument qu'on justifie la vente de drogue à des gamins (à des prix exorbitants en plus !). Simplement, je crois que certaines choses ne doivent pas être faites, par personne. Évidement que les machines fonctionneront un jour ou l'autre. Les Tunisiens et les Chinois ne sont pas stupides. Mais c'est dommage de faciliter la tâche à M Heft et ses comparses. S'ils arrivent à délocaliser facilement, sans perdre trop d'argent, ils n'apprendront jamais. Or il est désormais acquis, même pour certains cadres de Sanford, que cette décision n'est pas bonne en terme de rentabilité ! Alors oui, je crois que tu te trompes. Car si on peut effectivement apprendre à être efficace avec les machines Reynolds, ça va moins vite pour quelqu'un, même un excellent technicien, qui ne les a jamais pratiquées. Il y arrivera, mais ça prendra plus de temps, donc d'argent, le seul argument que comprennent nos dirigeants.
Je sais par ailleurs qu'il n'est pas toujours facile de dire non. Mais on peut avoir peur de l'avion, ne pas pouvoir se séparer de son conjoint ou de ses enfants, perdre son passeport, craindre les amibes que sais-je encore ... On peut aussi ne pas vouloir se rendre dans un pays sous le joug d'une dictature. L'article de Ville de Tunis.com évoque « l'excellente stabilité politique de notre pays », bel euphémisme ! Il faut savoir qu'en Tunisie, un journaliste qui fait simplement son travail d'analyse, si cela ne convient pas au régime de M Ben Ali, risque, ainsi que sa famille, sa liberté, son intégrité physique voire sa vie. Même en France, il est admis que les associations communautaires tunisiennes sont sous l'influence ce régime et les réfugiés politiques les évitent soigneusement. La Tunisie est une dictature. On peut enfin, soyons fous, en faire une question d'honneur, d'amour-propre ou de principe ... Pourtant, à part un peu de réserve, je n'ai pas d'animosité particulière contre ceux qui partiront. Peut-être est-ce parce que je ne me sens pas personnellement agressé, ou que c'est fatigant de détester et qu'on a autre chose à faire de son coeur. Simplement, je préfère qu'ils ne partent pas ...
Un autre article, sur Bab El Web dit que « ... le site tunisien [de Reynolds, ndlr] deviendra, à court terme, l'unique centre logistique de Reynolds dans le monde. ». Que faut-il en conclure pour le site logistique de Malissard ? Mme Shorter Le Bret avait dit en CE, alors que le site logistique de Newhaven existait encore, que 14 sites logistiques en Europe, c'était visiblement trop et qu'il faudrait rationaliser. Je sais bien que Malissard peut traiter autre chose que du Reynolds, mais avouez que c'est troublant !
Pour ce qui est de l'huile et du feu, je ne suis pas le plus virulent qui écrit ici. Les tensions qui s'y expriment existent avant et en dehors de leur expression ici, ça fait parti de la description, c'est la réalité et c'est pour ça que je les laisse s'exprimer (voir ici l'explication).
Anonyme du 17/2/07 11:34 PM, tu suggères que nous avons désormais des difficultés à nous asseoir ... D'après les éléments que nous avons, la décision de fermer le site est antérieure à nos prises de position sur ce sujet. Si effectivement la politique est évoquée ici c'est à dessein. Ce que nous vivons est rendu possible par des lois (c'est une impression ou je me répète ? ) et par la liberté qu'ont, en France, les capitaux étrangers de circuler (et de se retirer). Une bonne explication ici. Cela est rendu possible par des décision politiques. Comme visiblement tu sais comment on défend l'emploi, je t'en prie, éclaire-nous ! Je déplore justement que les citoyens n'occupent pas assez le terrain politique. La représentation des français est biaisée. Il suffit pour s'en convaincre d'aller sur les sites de l'Assemblée Nationale et du Sénat et d'y lire les biographies des élus. Un jeu amusant, compte le nombre de médecins, vétérinaires, hauts fonctionnaires ou ouvriers. Compare. Souviens-toi ensuite de la longueur moyenne de la carrière d'un homme politique par rapport au temps éventuellement passé dans une autre activité professionnelle et imagine ce qu'il peut connaître d'une vie non politique. Réfléchi aussi, par exemple, au fait que Dominique Ambiel, ex-communiquant de Raffarin, produit pour TF1 des programmes de politique et d'infos alors qu'il a du partir du gouvernement pour une affaire de moeurs (Il porte secours aux très jeunes femmes de vertu dite petite en revenant de traiter des dossiers à 3 h du mat ... ). Des grecs disaient qu'à partir du moment où on est capable de voter on doit être capable de gouverner. C'est un idéal démocratique. Pour s'en approcher, je ne vois pas d'autre moyen que de s'intéresser à la façon dont on se met d'accord pour vivre ensemble le plus harmonieusement possible, donc à la politique. Je prends donc ta critique sur la politique comme un compliment. Merci !
Concernant l'entité de support Fine Writing en Chine, il faut déterminer si c'est uniquement pour la marque Parker ou si la marque Waterman est concernée. En effet, de la production Parker existe déjà (ou sous peu) en Chine, mais pas pour Waterman, à ma connaissance.

Ella a une remarque à faire :

Il y avait quelque chose, quelque chose de palpitant qui vibrait, circulait, battait, dans notre usine. Chaque personne y avait sa fonction, chaque machine y avait sa place, comme dans un corps, où le coeur, le foie, les reins, fonctionnent à l’unisson, où le moindre atome a son propre rôle à jouer, où les molécules tournent, s’enlacent, et font vivre ce mystère.

Et puis voilà, le dépeçage a commencé.

Comme on nous arrache le cœur, le foie, les reins, on nous vide de notre substance, mais là on attend même pas qu’on soit mort pour prélever les organes.

C’est à vif qu’on nous saigne, qu’on nous étripe, qu’on nous dépouille, le corps toujours chaud. Aucun respect, aucune dignité dans cette mise à mort organisée. Nos tripes encore fumantes iront inonder des pays où on coupe encore les têtes à la machette, où la vie d’un homme ne vaut que le prix d’un stylo.

Il y avait quelque chose, quelque chose de vivant qui respirait, transpirait dans notre usine…

Pour HN enfin, c'est bien le diable si on ne trouve pas le moyen de boire une bière (ou un thé !) à La Bastille ou, toute honte bue, au Bar Américain !

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posté par DiogenePasCynique le 20.2.07. Lien vers ce billet

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16 février, 2007

Partir, s'avilir un peu ?

Alors que je ne pense pas qu'on puisse me reprocher d'avoir traîné dans la boue les personnes qui, pour diverses raisons diversement honorables, travaillent encore sur le site, je suis par contre un peu plus réservé (façon de parler !) sur le fait de partir en Tunisie, en Italie ou en Chine pour réparer les dégâts. Les 31 mai 2006, 1er juin 2006 et 9 juin 2006, je suggérais d'éviter de se rendre en Tunisie, soupçonnant alors que ce serait faciliter la fermeture du site. Désormais, se rendre en Chine, Italie ou Tunisie, c'est réparer les erreurs considérables de gestion d'une équipe de bras cassés. Or il serait juste que les conséquence économiques, pour le groupe de cette appréciation désastreuse de la situation, de cette gestion calamiteuse, se révèlent entièrement. Retards de livraisons, problèmes de qualité, baisse du taux de service, que sais-je encore, tout a conduit à ce que cela arrive, aussi il serait bon que nos camarades américains aient à justifier devant leurs chefs, devant leurs actionnaires, des conséquences de leurs stratégie (il paraît qu'il y en a une !).

Aller donner un coup de main au redémarrage des machines en Chine, Italie ou Tunisie, c'est faciliter la tâche à des personnes qui ne le méritent pas (selon moi bien sûr, mais pas que !). C'est vrai qu'ils y mettent les moyens : environ 140 € net de prime par jour pour la Chine et environ 70 € net par jour pour la Tunisie. On peut aussi penser qu'une petite expérience à l'étranger peut faire bien sur le CV. C'est en effet un bon argument, mais que démontre-t-il en fait ? Si effectivement, pour certains profils, une expérience de plusieurs années à l'étranger prouve une certaine ouverture d'esprit, une autonomie, un certain dynamisme, pour les postes concernés ici (régleurs) les missions seront vraisemblablement de quelques semaines. Ces expériences démontreront surtout une chose : la souplesse de l'échine ! En effet, après vous avoir, au moins par omission, menti pendant plusieurs mois, voire des années, on vous demande, moyennant finances certes, de boire le calice jusqu'à la lie. De donner un coup de main à votre propre malheur, de sauver la mise à d'authentiques incompétents (pas totalement néanmoins puisqu'ils se servent de votre compétence).

On peut aussi m'objecter que laisser l'activité écriture du groupe se précipiter au fond du gouffre portera un préjudice à ceux qui restent. C'est exact aussi. Malheureusement, il semble que M Leclerc soit déjà assez occupé à un autre projet actuellement. J'invite à ce propos le personnel, qui serait informé, de Sanford Écriture à s'exprimer sur le sujet dans les commentaires. Je ne crois malheureusement pas que l'action des techniciens qui partiraient en Chine, Tunisie ou Italie y changera grand chose. L'avalanche d'e-mails (en anglais) informant des dernières nominations, changement de postes, changement d'organisation ou départs montre un haut management vibrionnant, une activité fébrile aussi (d'avoir trop réfléchi ?) peu compatible avec une vision claire de la conduite à tenir. Peut être quelque lutte de palais dont ni les actionnaires, et encore moins les salarié qui restent, ne bénéficieraient de toutes façons.

Je ne me fait guère d'illusions sur les effets de cette modeste mise au point, mais je préfère l'avoir faite que pas du tout.


Enfin, un lien vers quelques vidéos.

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14 février, 2007

... que la raison ignore.


Une fois n'est pas coutume, parlons d'autre chose que de restructuration, de politique ou d'économie !

Il n'est pas impossible qu'on assiste à Valence à la naissance d'un(e) artiste ! La démarche dépasse par son ampleur le simple graffiti ou le caprice. Ce sont en effet plusieurs centaines de petites étiquettes, blanches, remplies ou non, qui sont collées dans différents endroits de Valence ; sur les bancs d'un square, sur des poteaux, des portes, des feux tricolores ou même sur des poubelles qui dépassent ainsi leur fonction prosaïque ! S'étendant sur plusieurs quartier, les signaux blanc forment une sorte de piste à la destination incertaine ...

L'aspect presque enfantin de l'écriture contraste avec l'ambition avouée de la démarche. Bien sûr, on peut trouver cela assez anecdotique, ou inutile, voire assez vain.

Ce n'est pas tant l'oeuvre que j'apprécie, que le fait qu'elle existe, qu'il y ait quelque chose plutôt que rien, simplement. Que quelqu'un(e) se soit réapproprié un espace urbain froid, parfois agressif, purement fonctionnel ; pour en faire un cahier de poésie et d'espoir à la mesure de celle-ci et de celui-là. Peut-être est-ce un exemple à suivre pour nous autres citoyens, avec l'espace politique ...

Dans la ville du kiosque de Peynet, je ne pouvais manquer de rendre hommage à cette initiative pour la Saint Valentin !


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posté par DiogenePasCynique le 14.2.07. Lien vers ce billet

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12 février, 2007

Un dérangement considérable !

Lorsque nous sommes partis jeudi dernier, en fin d'après-midi, nous étions persuadés de ne jamais revoir les camions et leurs chauffeurs espagnols. En revenant le lendemain, nous fûmes tous surpris de les retrouver là ! Le chargement du premier camion s'est terminé à la mi-journée. La direction souhaitait qu'il parte seul, mais les salariés (ainsi que les chauffeurs) préféraient qu'ils partent en convoi. Le premier camion fut donc arrêté, puis il recula (photo 3). Le second chargement était prêt en milieu d'après midi, ce qui donna lieu à un second retard ! Comme les directions commençaient à penser que la plaisanterie avait assez duré, des fonctionnaires de police fîrent leur apparition (photo 5) sur les lieux, des photos des rebelles furent prises (photo 4) et on a même aperçu un huissier ! Après les conciliabules de rigueur, les camions purent enfin partir pour laisser leur remorque sur un bateau, vraisemblablement à destination de la Tunisie. Certaines versèrent des larmes sincères.

A quoi ça sert tout ça ? Il était difficile de ne rien faire, de les laisser partir comme ça, surtout qu'ils étaient encore là le matin. Ils sont partis, les machines sont parties, mais j'imagine qu'on a tous plus plus moins besoin de vivre cette rupture symbolique. Des machines sont parties certes, mais vu la tendresse toute rugbystique (attention, je n'ai rien contre les sports de brutes - aux richesses tactique réelles - pratiqués par les gentlemen !) employée pour le chargement, il est probable que de la ferraille arrive de l'autre coté de la mer. Des machines de grande série, aux cadences élevées sont de fait des instruments de précision et doivent être traités comme tels. Mais il est vrai aussi que dans les LCC (Low Cost Country, pays à bas coûts de main d'oeuvre et HCC Hight Cost Country, pas à coût de main d'oeuvre élevé) on peut prendre tout le temps pour ajuster, régler, optimiser les machines et la production sans que cela coûte beaucoup d'argent, n'est-il pas ? En Septembre 2005, l'objectif du groupe était, pour 2008, de produire à 70 % dans des pays à bas coût de main d'oeuvre. On n'a jamais ces infos quand il est encore temps, malheureusement (diagramme issu d'une présentation de Joe Galli à ses subordonnés). A ce propos, je suis toujours ébahis par la simplicité désarmante de l'argumentation de la stratégie d'un grand groupe multinational. Tant d'années d'études pour en arriver là ! PowerPoint a encore frappé !
Cette semaine encore, et les suivantes, d'autres camions devraient suivre et emporter d'autre machines vers d'autres cieux. On pourrait essayer la bouffe chinoise (sans les baguettes SVP !) à la place des pizzas ? !

Concernant le reclassement, il existe des entreprises, dans ce qu'il est convenu d'appeler le bassin d'emploi valentinois après desquelles on peut ne pas poser de candidature. Ce que j'ai pu entendre de certaines conditions de travail relève vraiment d'un autre âge. Un Reynolds a pu tester en conditions réelles.

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posté par DiogenePasCynique le 12.2.07. Lien vers ce billet

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09 février, 2007

Sur la brèche.

Quelques dizaines de salariés se sont réunis hier devant Reynolds. Quelques représentant politiques (Mme Mazet, M Basset) sont passés assurer les Reynolds de leurs soutient, Mme Rivasi, n'ayant pu se libérer, a envoyé un e-mail de soutient. Il est vrai que nous n'avions prévenus que la veille (les nécessités tactiques !). L'atavisme étant ce qu'il est, une barricade fut improvisée à l'aide de quelques palettes. Un premier camion, venu du Maine et Loire (Beaufort-en-Vallée où enfant, je passais toutes mes vacances d'été, le monde est petit !). Le chauffeur fut promptement invité à se réchauffer avec un café, son camion stoppé par l'inexpugnable forteresse (voir photo !). Le véhicule fut entravé ( ou décoré !) par des rubans alors que des salariés se relayaient autour des palettes. Sur place, malgré la gravité des faits ayant conduit à cette action, l'ambiance était bon enfant.
Nous nous sommes laissés dire que les représentants US de Newell n'ont que moyennement apprécié. C'est sûr qu'en restant à Paris à lire et écrire des e-mails au kilomètre pour tenter d'expliquer une organisation kafkaïenne, ce n'est pas le meilleurs moyen de se faire une idée claire de la situation. Je le dis tout net, outre une arrogance mal placée, je constate que ces personnes sont tout à fait en phase avec l'image que l'Amérique projette désormais dans le monde ; arrogance, ignorance, brutalité et imbécillité. Je sais que ce n'est pas ça l'Amérique, je regrette simplement que le pouvoir soit à ces tristes sires. Je ne doute pas qu'ils soient patriotes, mais de fait, il ne servent pas leur pays.
Finalement, le chauffeur angevin est reparti à vide pour s'en aller charger ailleurs. Plus tard, ce sont deux camions espagnols (qui attendaient depuis quelques heures vers l'autoroute) qui se sont pointés et ont eu droit à un café et un accueil sympathique. Il y a eu un moment de flottement au cours duquel leur patron, pensant que le blocage durerait ad vitam, leur demanda de rentrer à vide. Seul le sang froid et l'à propos du sieur Lucas (responsable de la sécurité) permirent de rétablir la situation à la faveur de l'Amérique. Il a effet pu rassurer le patron des routiers espagnols et ce dernier à modifié ses directives.Qu'il rende desormais ses services à l'adversaire est vraiment dommage. Les espagnols sont donc restés pour que les machines soient chargés afin qu'elles embarquent sur un cargo, aujourd'hui à Marseille.
Tout ça n'a pas empêché la commission de suivi de se réunir et de valider quelques projets de formations le matin même.
Un merci particulier à Olivier Besancenot, fidèle parmi les fidèles, qui a parlé des Reynolds et distribué des stylos estanpillés aux couleurs de la lutte lors de son emission télé d'hier soir.

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posté par DiogenePasCynique le 9.2.07. Lien vers ce billet

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08 février, 2007

Prise de conscience.

Aujourd'hui, devant l'usine à partir de 10:30 certains d'entre nous assisteront avec plus ou moins de calme au départ des machines vers d'autres cieux. J'espère que nous saurons nous montrer digne face à l'insolence. Mais je préfère l'avenir et ses promesse aux déceptions passées. Mais pour que l'avenir tienne les promesses de nos espoirs, il convient de comprendre le passé et le présent. Pour cela je vous propose le livre La Grande Désillusion de Joseph E.Stiglitz. M Stiglitz n'est pas exactement n'importe qui, ni exactement un gauchiste ennemi du système. Ce monsieur a été prix Nobel d'économie et est un libéral bon teint. Mais il a oublié d'être con pour être clair. Après avoir été conseiller économique pour le président Clinton, il a été économiste en chef de la Banque Mondiale. Son livre narre ses constat et désillusions à ce poste dont il a d'ailleurs démissionné. On apprend notamment qu'à l'origine, la Banque Mondiale devait soutenir une vision Keynésienne de l'économie (le contraire de ce qu'on nomme l'ultra libéralisme). Cette institution s'est donc dévoyé, prisonnière d'un dogme économique qui ne résiste pourtant pas aux faits. Cette institution, ainsi que l'OMC ou le FMI n'est pas issue d'un processus démocratique. Aussi, de fait, elle ne rend pas de comptes aux peuples. Comme elle prête de l'argent au pays qui en ont besoin, elle dicte ses conditions. Actuellement, les conditions prennent la forment de ce qu'on nomme pudiquement des plans d'ajustement (on libéralise à outrance et brutalement). L'effet le plus souvent constaté c'est le chaos et la misère. Ce livre mérite vraiment qu'on s'y arrête et qu'on prenne le temps de le lire et le comprendre. Il ne demande pas un bagage particulier, seulement du bon sens et un minimum de volonté. Cet ouvrage et d'autant plus important que la critique vient du coeur du système. M Stiglitz n'est pas du tout anti-capitaliste et sons propos a d'autant plus de force.

Autre source l'émission là-bas si j'y suis du 31 janvier 2007 (au format .mp3 ( 30 Mo) ou au format .rm ( 8 Mo), pour le format .rm, un lecteur ici. Un autre économiste, Frédéric Lordon explique comment la finance a pris le pas sur le capitalisme industriel. C'est très intéressant, d'autant plus qu'on comprend tout. Pas de jargon, pas d'élipse mais un discours clair sur les causes et les effets. Il estime que l'année 1986 est importante. C'est en effet cette année là qu'a été permise, en France, le liberté de circulation des capitaux. Malheureusement pour eux, c'est bien un gouvernement socialiste qui a pris cette décision (Beregovoy). Cette libéralisation de la circulation des capitaux rend en effet beaucoup plus facile la circulation des investissements étrangers dans le pays. En dernière analyse, cette liberté renforce de fait le pouvoir de l'actionnariat. Malheureusement, il n'y a pas, actuellement, de contre-pouvoir susceptible d'inverser cette tendance. Il suffirait pourtant qu'une volonté réelle de légiférer existe.

Mais tout ne vas pas si mal comme nous l'apprend le vénérable et valeureux Canard. Sentant les élections arriver avec, peut-être, son cortège de déculottés, les députés (majorité UMP) se sont voté une bonne assurance chômage. Alors qu'ils bénéficiaient avant d'un semestre de traitement (5 800 € mensuels) le temps de retrouver un boulot, ce nombre de semestres est passé de un à dix (5 ans !) avec, il est vrai, un taux dégressif. Voilà sans doute un exemple à suivre pour réformer en profondeur et de façon populaire les caisses de l'ASSEDIC ! Je suis heureux de constater que certains politiques, un peu comme quelque courageux professeur Nimbus, aient à coeur de tester d'abord sur eux-mêmes l'effet des réformes futures ! Bravo !

Enfin, les autres chiffres du chômage sur le site de BIP 40.


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07 février, 2007

Samedi dernier

Samedi dernier j'ai pu, dans le cadre du festival de Romans, confronter l'expérience de Restructuration à d'autres blogs ; Le Romanais (maître des cérémonies), Mont Saint Egrève, Le monde de Maeliova, Le Romans historique, le blog de la section locale du PS ou Journal de quartier - Le Romans Libéré (Que ceux que j'oublie me pardonnent et rectifient dans les commentaires). A travers des pratiques, des fréquences ou des tons différents, il ressort que si le blog reste un outils de la démocratie participative, un moyen de partager l'info, c'est aussi un outil qui a ses limites et ne saurait remplacer l'engagement réel des citoyens. Il reste cependant , sous réserve qu'il ne soit pas colonisé par le bruit (commentaires à l'emporte pièce et philo de comptoir), une forme d'Agora. Mais, comme tout outil de communication, il coure le risque d'être décridibilisé par des excès et des rumeurs, comme peut le montrer ce qui se passe pour la campagne présidentielle.

Samedi dernier toujours, quelques salariés Reynolds se sont rendus à Paris, rencontrer d'autres restructurés de la France entière autour d'Olivier Besancenot. Je laisse la parole à Ella.


Peut-il y avoir un changement sans affrontement ?


Ce samedi dans le 12me arrondissement de Paris, il y avait comme une odeur de printemps dans l’air, un printemps de mai 68, pas de mai 2002….Des silhouettes de tous âges se précipitaient dans une librairie ou derrière un fouillis de livres se trouvait une grande salle.
Une petite table, des chaises, et des idées, des expériences, du vécu, du partage. Des anciens, de ceux qui ont déjà une histoire, des jeunes qui veulent écouter et essayer de comprendre, parce qu’ils ont peur, parce qu’ils se disent que jamais ils n’arriveront à avancer dans un monde comme celui-ci. Des femmes, celles là même qui ont passé une vie pour leur entreprise, et un jour brisées, épongées, jetées mais la tête haute, des gens simples et vraies qui se regardent droit dans les yeux, avec l’envie d’une autre société. Avec Olivier Besancenot, assis là, simplement, pour écouter, ces témoignages de révolte, d’injustice, ces messages d’espoir et de ne pas « laisser faire »,ces petites tranches de vie de salariés jetables. Nous étions là pour dire, le combat dans nos boites, la lutte des salariés, inégale, sans concession, contre le pouvoir destructeur des directions, américaines, suisses, italiennes ou même françaises. Parfois gagnante, mais pas toujours . Des boites qui ont licenciés, tout ou en partie, des boites qui ont été rachetées, avec le soutien des salariés, des pouvoirs publics, d’un repreneur, des boites en sursis qui ne tiennent que par le miracle de jeu de comptabilité, des boites qui ont fermées, d’autres qui vivent dans un risque permanent, sur un fil. Nous étions là pour dire qu’il y a aussi un autre possible. Que ça suffit d’entendre les patrons ( mais méritent-ils toujours le nom de patron ces financiers sans loi ni foi ?) nous répéter que c’est inéluctable, que c’est ainsi, la société et le monde et le profit et la loi du marché et leurs dividendes et leurs bénéfices ….Nous étions là pour partager les luttes de chacun, les difficultés, l’énergie de se battre, les mains qui se sont tendues, en se serrant fort, ne plus se lâcher pour éviter la tentation de baisser trop vite les bras.
Et puis toujours, toujours des directions qui n’en ont rien à faire de ces femmes et de ces hommes, qui déplacent parce que trop cher, qui licencient, pressurent, écrasent, méprisent, utilisent les plus faibles et ne s’excusent de rien. Impunies et triomphantes, les directions ont la victoire facile. Le gouvernement est impuissant ou se dit l’être.
Quel est ce droit d’ingérence dans les affaires florissantes des entreprises privées que réclament les gens de gauche ? ( je parle de la vraie gauche ) Ne pourra–t-on plus faire nos petites magouilles tranquilles, prendre de l’argent ( beaucoup d’argent ) au pouvoir public, ( ha les fameuses exonérations de cotisations !!) se remplir tranquillement les poches, et puis partir vers de meilleurs horizons, en laissant les salariés dans la merde. ( au besoin on leur fournira de jolies tentes pour poser sur le bitume).
LE DROIT A L’INGERENCE, c’est bien ça qui a été répété durant cet après midi, juste le droit de regarder dans NOS affaires, parce que les patrons se doivent de rendre des comptes aux salariés, aux citoyens. Parce que c’est insupportable que les financiers jouent à la bourse avec nos vies, avec notre droit au travail, récupèrent de l’argent sur des fonds publics et laissent sur le carreau des milliers de personnes qui devront bénéficier ensuite de l’aide publique pour survivre. Comme si l’on finançait nos propres licenciements.
Parce que nous avons affaire avec le pouvoir meurtrier de l’argent et que si notre société ne veut pas mourir, il faudra bien un moment qu'elle arrête d’être complice, qu’elle se lève et qu’elle hurle. Et puis cette question au fond, peut-il y avoir un changement sans affrontement ? jusqu’où doit –on courber l’échine, baisser la tête avant de se réveiller ?
OSONS ! Se réunir tous ensemble, pour se compter, pour se faire entendre, Olivier Besancenot l’a proposé, à nous de retrousser nos manches et de se remettre debout.
Notre bonne vieille déclaration des droits de l'Homme et du citoyen nous le rappelle, c’est même son article 1 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits elle date du 26 août 1789. C’était il y a plus de 200 ans, quel progrès avons-nous fait depuis ?
Oui c’était un après midi printanier dans le 12ème arrondissement de Paris et nous y avons trouvé un quelque chose qui ressemble à de l’espoir, une belle journée.

Et puis quand même nos petits français ont gagné contre l’Italie.



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posté par DiogenePasCynique le 7.2.07. Lien vers ce billet

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05 février, 2007

A Paris ...

M Bernard Piras, Sénateur, de Bourg-les-Valence, s'est toujours intéressé à la situation des Reynolds. Il nous a fait passer la réponse de M Larcher, ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes. Comme M Breton, il reprend exactement les arguments de la direction, ce qui me porte toujours à penser que certains cabinets de consultants en communication ont bien fait leur boulot. Bien que je ne mette pas sa parole en doute, je ne suis pas sûr que M Larcher mesure exactement les « conséquences de ce projet pour les salariés et pour l'emploi dans le département de la Drôme ». Comme le remarque le ministre, « les discussions qui se sont poursuivies avec les partenaires sociaux ont permis de renforcer le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi ».Rien n'indique cependant quelque influence autre que celle des salariés et de leurs représentant. Je crois qu'il aurait était souhaitable, en plus de la vigilance du ministre, d'avoir sinon, des promesses, du moins quelques mots qui laisseraient entendre une véritable prise en compte de la question des fermeture d'usines au niveau national. Il faut en effet rappeler que la cause économique argumentée par la direction est très loin d'être démontrée, que des éléments suggérant une volonté stratégique de fermer le site existent. Aussi, c'est bien de la loi qu'il s'agit, et non d'économie.
C'est donc bien du ressort de la sphère politique, donc, aussi, des ministères.

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posté par DiogenePasCynique le 5.2.07. Lien vers ce billet

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03 février, 2007

Liens.

Juste quelques liens qui apparaîtront au bas de toutes les pages de ce blog. Il suffit de cliquer sur Reclassement dans le menu du haut.


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02 février, 2007

Usure.

Renseignement pris, il y a bien eu des cas d'agression verbale contre certain(e)s employés travaillant encore. Les personnalités de protagonistes font que cela a effectivement pu être vécu comme du harcellement. Je reste néanmoins persuadé que, vu les fait, le terme est excessif. Le problème, c'est que les prestataires de sécurité reportent directement ce genre d'événement vers Paris. Ce qui, en local, pourrait être réglé assez facilement, peut alors prendre des proportions excessives. Il a même été évoqué le passage de gardiens vers les nouveaux locaux d'Altedia. Je ne crois pas que cela soit souhaitable, cela ne ferait qu'ajouter à la confusion ambiante. Le mieux, si l'on est pas sûr de son comportement, c'est d'éviter ces situations.

La commission de validation des formations s'est réunie hier pour la première fois. Elle se réunira tous les jeudi, tant que cela sera nécessaire, pour étudier et valider le plus vite possible les projet de formation.

La date limite du retour des lettres de volontariat étant passée, la prochaine étape se poursuit donc. Les propositions de reclassements. Pour ceux qui refuseraient les possibilités de reclassement dans le groupe, le licenciement interviendra vers début mars (à une ou deux semaines près).

Les délais légaux étant ce qu'ils sont, la plupart des délégués seront eux aussi licenciés un peu plus tard. Il s'agit alors, pour ceux qui restent, de reconstruire une équipe apte à assurer correctement le rôle de représentation des salariés. Il est important que chacun se pose la question, car il faudra rester vigilant. Les délégués actuels, quoiqu'on pense de leur investissement à la tâche (si j'en crois certains commentaires en tous cas), ont vu leurs mandats prolongés jusqu'en juin. La plupart seront en fait parti à cette date. Aussi, d'ici là, il y aura certainement des élections. Je reste persuadé qu'il faut que des délégués syndiqués soient élus. En effet, c'est le seul moyen que je connaisse pour garantir une bonne efficacité (accès à la formation syndicale, soutient d'une structure aguerrie etc.). Le plus souvent, les élus non syndiqués sont jaunes, peu critiques face aux positions patronale ; pas le plus efficace pour défendre des salariés ! Mais pour tout ça, il faudra qu'il y ait des candidats à ces élections !

Ce week-end, des salariés Reynolds sont invités, avec des salariés d'autres entreprises, auprès d'Olivier Besancenot. Le but est de confronter les propositions de la LCR aux conditions que vivent les travailleurs. Je participerai quant à moi à une table ronde sur, je vous le donne Émile, les blogs, le bon et le moins bon !


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posté par DiogenePasCynique le 2.2.07. Lien vers ce billet

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Recherche

Web Restructuration

Quelques liens sur le reclassement.

Cette section s'affiche au bas de toutes les pages du blog. elle propose une sélection de liens vers des sites qui peuvent être utiles.

La Base de données Altedia vous permet, si vous avez un compte (demander les codes à un conseiller Altedia, à l'antenne Altedia.) de vous connecter à une base de donnés contenant des offres d'emplois identifiées. D'autres sites pour laisser un CV ou chercher des offres d'emplois : ANPE, Monster, JobMeeters, Carrires On Line, RhoneAlpesjob, Pôle Local d'Orientation du Grand Valentinois. On peut aussi viser le soleil : DOM Emplois, Runion Job, DOM-TOM Jobs. Pour les plus motivés, l'emploi à l'étranger : Job center (Grande Bretagne), EURES - The European Job Mobility Portal. Pour les cadres et techniciens : Cadre Emploi. Emploi spécialisé et interim : ADECCO, Kelly Scientifique.

Des modèles (format Word) de CV : AllCV.

D'autres faons de travailler. Le portage salarial : ITG, Portage +. Ce type de statut permet d'être indépendant en conservant un statut de salarié. Idéal pour tester l'idée avant de se lancer. En indépendant : Freelance.Com. Les Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (Scops) : Scop Entreprises. Chambre de commerce de la Drôme, Agence Pour la Cration d'Entreprise (APCE).

Les réseaux : Xing (Open BC), Viaduc - Viadeo.

Le chômage : ASSEDIC, Actu Chômage (un site militant d'actualité, à suivre !).

Si vous n'avez pas internet mais souhaitez quand même disposer gratuitement d'une adresse électronique (accessible de n'importe quel ordinateur, cellule Altedia, cyber-café etc.) : La Poste, Yahoo, Hotmail et GMail (sur invitations ).

Des outils libres et gratuits : Navigateur internet Firefox, messagerie Thunderbird, suite bureautique Open Office, et tout le reste sur Framasoft. Vos applications libres et portables sur votre clef USB : Framakey, PortableApps.com.