GÂCHIS REYNOLDS
Suppression des 256 postes de production sur le site de
l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe
Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après.
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20 février, 2009
Affaire Reynolds, Audience de départage
La salle d'audience du tribunal des prud'hommes de valence était archi pleine hier. tellement même que les portes ont du rester ouvertes afin que tous puissent entendre les plaidoiries. En effet, beaucoup d'anciens reynolds était là. Maître Meyer représentait les plaignants. L'audience s'est tenue en deux fois. D'abord, les plaintes de deux anciens cadres ont été plaidées, puis ce fut le tour des employés. Au cours de sa plaidoirie, M Meyer a insisté sur l'aspect strictement juridique des questions posées. Il s'agissait donc de savoir si : - D'une part, le périmètre d'appréciation retenu par Newell (l'usine Reynolds) pour arguer de difficultés économiques était pertinent. Ou s'il était plus pertinent, comme le soutenait sa plaidoirie, de retenir l'ensemble de la division écriture du groupe Newell.
- D'autre part si la décision de fermer l'usine était réellement nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité.
C'est en effet en répondant à ces deux question que l'on pourra juger de la cause réelle et sérieuse des licenciements. Pour cela, la plaidoirie a rappelé l'historique des faits ainsi que les données comptables qui permettaient de voir que l'usine Reynolds supportait notamment un niveau élevé de charges du groupe. Ont été aussi évoqués les manques criant en ce qui concerne la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), ainsi que les baisses significatives des investissement sur les moyens de production. La plaidoirie de M Meyer a presque durée 1:30 ! Plaidoirie vivante et nous l'espérons, convaincante. Même si on ne peut attendre de moi une grande objectivité sur ce sujet, il faut reconnaitre que la plaidoirie de la partie adverse était assez peu convaincante. Moins sans doute par le faible niveau de charisme de l'avocat, tout parisien qu'il soit, que par la cruelle absence d'arguments crédibles. Naturellement, il a joué sur les chiffres, expliquant par exemple que certes, les bénéfices de la fermeture de Reynolds n'avaient pas été immédiats, mais on commençait à en voir les effets ! Je crois que cette seule affirmation suffit à faire sourire, n'était l'aspect dramatique de cette histoire, n'importe qui un peu au fait de ce qui reste de cette marque. Mais l'argument dont tous se souviendront, et qui a fait pouffé la salle entière, c'est l'évocation du nouvel an chinois comme une des causes qui ont rendu la délocalisation de la production peu efficace. Il fallait oser ! Une affirmation aussi, a été faite à plusieurs reprises, et autant que je me souvienne, elle est absolument fausse. A propos des rumeurs de fermeture, au début de cette triste histoire, l'avocat a affirmé que ce genre de rumeur courrait sur le site à chaque venue de M Leclerc. C'est la première fois que j'entends ça et je crois que c'était le cas de toute la salle. Enfin, sur le reclassement, l'avocat a parlé de 90 % de gens reclassé, ce qui est un peu excessif ! Le délibéré est pour le 23 avril 2009. Espérons que les juges soient convaincu de notre bon droit !
Libellés : Assemble Generale, Consultants, Newell Rubbermaid
posté par
DiogenePasCynique le 20.2.09.
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1 Commentaires:
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nous aurions du la bruler cette usine avec les machines a l'interieur !!!(et puis d'autre aussi) ;)