GÂCHIS REYNOLDS

Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après.

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28 juillet, 2006

Le soleil tape.

L'amicale des anciens salariés de Reynolds soutient la lutte (voir ci-contre, l'article du Dauphiné Libéré). Cela compte et fait chaud au coeur pendant que sur le site, il semble que, cruelle ironie, on embauche des intérims ! Des clients nous ont, eux aussi, envoyé des lettres de soutient, qu'ils soient, clients et anciens, ici remerciés. Hier, un CCE devait se tenir, mais il semble que peu d 'élus aient pu s'y rendre. D'après ce que j'ai compris, cette réunion est donc de fait reportée à fin du moi d'août. Ce CCE aurait du ouvrir le Livre IV. Ce Livre IV fait référence au livre du code du travail dans lequel les textes de lois relatifs à la note économique justifiant un projet de restructuration sont réunis. En France, en effet, un licenciement doit être motivé, et des licenciement collectifs se font généralement pour des raisons économiques. Lorsqu'une entreprise choisit de réorienter sa stratégie et que cette décision conduit à des licenciements collectifs, elle doit trouver une raison économique à cela. En fait, le rapport de force et la complexité du droit étant ce qu'ils sont, c'est le plus souvent un sorte de formalité. Tout le combat des syndicats consistera à démonter l'argumentation patronale, voir à proposer une alternative crédible au projet de la direction. Il reste à espérer que le temps et les ressources leurs seront accordés, sans quoi, le combat déjà déséquilibré serait totalement inégal. Or on sait tous qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ...

Hier toujours, nous avons eu une note de intérieure amusante du directeur, qui n'en rate pas beaucoup, mais qui reste, ayez pitié, une créature de Dieu. Il y aurait des salariés indélicats qui partiraient avec l'outil de travail dans la poche, dans des sacs voire dans des coffres ! Salauds de futurs chômeurs ! La menace était claire, doubler les effectifs de surveillance ! Je ne le mets pas au défi, il serait capable de le relever ! Mais il est bon de rappeler qu'à ma connaissance toute action de fouille doit être menée par un personnel dûment assermenté, généralement un fonctionnaire de police (dont la patte n'est certes pas toujours de velours). Sauf le respect de leur profession, les gardiens n'ont pas ces prérogatives, sans compter que leurs sort est aussi précaire que celui des salariés de Reynolds SAS. Le syndicat CFDT a répondu avec un bel a propos à cette provocation, ou maladresse, allez savoir ... Pendant ce temps, les rendements de certaines machines sont si bas que les cases informatiques destinées à en recevoir les valeurs en vue de je ne sais quels calculs de rentabilité, les rejettent et il faut ruser pour les y faire entrer ! C'est dommage pour une fois qu'une direction arrive à mobiliser le personnel autour d'un projet, certes de résistance aussi passive que massive, mais un projet quand même !

Enfin, et il faut en féliciter le gouvernement, pyramides des ages, radiations massives de l'ANPE, passage au RMI, peut-être la canicule, peut-être des créations d'emplois (on peut rêver) ; le chômage baisse nous assure-t-on ! J'ai du mal à croire une telle arrogance, et une telle persistance dans ce qui ressemble tout de même à une statistique. Il existe en effet trois sortes de mensonges : les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques !



posté par DiogenePasCynique le 28.7.06. Lien vers ce billet

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21 juillet, 2006

Pendant ce temps là, à Nantes ...

Selon nos informateurs sur place, Nantes est en débrayage. Une histoire de primes élevées qui sont apparues dans les comptes de Waterman SAS. Si vous avez des infos en direct, mieux, si vous êtes de Nantes ; lâchez vous sur commentaires !



posté par DiogenePasCynique le 21.7.06. Lien vers ce billet

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Réduction de capital, puis d'effectifs...

Sur un commentaire du dernier article , un lecteur solidaire, Dom ( dont je tient à remercier ici la pertinence et la réactivité) fait référence à un article de M Bochaton, qui, il me semble, avait dut être diffusé sous forme de tract devant l'usine par l'habituel camarade du PCF. A l'époque, je n'y avait prêté qu'une attention distraite (j'étais pas en super-forme à ce moment là !). Depuis plusieurs années, le chiffre d'affaire de Reynolds SAS est en baisse (5,3 % cette année). Cette baisse de CA est en grande partie « mécanique ». En effet, comme Reynolds ne commercialise pas directement sa production (sauf sur une partie du marché export, soit peu de choses) les tarifs sont fixés par le groupe. Il faut comprendre que la rentabilité de l'usine Reynolds est exactement fixée par la volonté du groupe. Il faut savoir que la marge de Waterman est deux fois plus élevée que celle de Reynolds, et celle de Paper-Mate d'un tiers plus basse que celle de Reynolds. Je ne donne pas les valeurs, cela pourrait m'être reproché ! Il faut donc comprendre que lorsqu'on choisi de passer (on dit rebrander en langage imbécile)un surligneur de la marque Reynolds à la marque Paper Mate, on perd aussi, pour l'usine, un tiers de marge ! Dans les comptes 2005, on constate des choses étranges. Par exemple des frais de groupe en augmentation (ils ont été multiplié par plus de 10 en 6 ans !). Ces frais sont censés régler le soutient que nous apporte le groupe ! Les charges de personnel, elles, sont en baisse. Pourtant, les indemnités de licenciement ont plus que doublées et le niveaux d'infdemnités transactionnelles a été élevé (c'est qu'il y en eut, des départs, en 2005 !) l'an dernier. L'an passé, il n'y a eu aucune embauche en CDI, un fait sans précédent ! Pendant ce temps, l'outil de production vieilli. Le niveau de d'investissement a été considérablement réduit. Bien sûr, on peut arguer du fait que les comptes 2004 n'étaient pas très bon. Malheureusement, les comptes 2004 ont été plombés par la dépréciation de la marque Reynolds (sa perte de valeur). Or si j'ai bien compris, la dépréciation est calculé sur la base d'un taux d'escompte. Ce dernier a été fixé à plus de 15 %, ce qui, selon des experts, est irréaliste, au moins 2 fois trop élevé, voire plus. Pour info, le taux d'escompte de l'état français était de 8 % est est passé à 4 %. Le choix d'un taux si élevé indique une volonté claire de tuer la marque Reynolds. Le fait de déprécier fortement la marque Reynolds, en 2004, a provoqué une résultat négatif cette année là. De ce fait, les capitaux propres de la société sont tombés à un niveau inférieur à la moitié du capital social. Si j'ai bien compris, il s'agit ici d'un seuil légal. On doit dans ce cas soit recapitaliser (injecter de l'argent) soit diminuer le Capital social de la société pour apurer les comptes. C'est donc la dernière solution qui a été choisie par le groupe. Il n'y a donc pas de fatalité, mais des volontés de tuer l'usine, des volontés anciennes

Enfin, comme c'est bientôt les départs en vacances, si des personnes souhaitent êtres prevenus des actions ou autres, elles peuvent laisser leur coordonnées sur ce mail (94zueqt8chyodnb@jetable.com).




posté par DiogenePasCynique le 21.7.06. Lien vers ce billet

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18 juillet, 2006

Au pays des Montgolfier.

Alors qu'au dernier moment la délégation envoyée à Annonay (Paugres en fait) a cru ne pas pouvoir rencontrer M Loos, finalement, ce fut possible et le désarroi des salariés de Reynolds a pu être transmis au ministre. Une discussion plus longue a eu lieu avec un des ses conseillers (M Dohet) avec lequel les élus devraient rester en contact. Des contacts ont été pris avec des salariés de Rieter.

Coté usine, lorsqu'on parle de motivation plombée, c'est un doux euphémisme. Les machines ont eu bien du mal à démarrer ce matin alors que le personnel tenait conseil dans le couloir. Mais ceci n'était pas une grève !

Aujourd'hui, c'est la présentation de l'analyse des comptes de la société au comité d'entreprise par le cabinet d'expertise Syndex.

Enfin, un troisième article sur Agora Vox.


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posté par DiogenePasCynique le 18.7.06. Lien vers ce billet

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15 juillet, 2006

Comment gagner le marché du reclassement ?

Parce que c'est bien d'un business qu'il s'agit. Certains cabinets poussant plus loin le cynisme, ont un département destiné à proposer la restructuration et un autre destiné à sa mise en oeuvre. Je ne sais pas si c'est le cas ici. En tous cas, le cabinet BPI, qui s'occupera vraisemblablement d'animer l'antenne de reclassement, aurait installé des locaux, pas très loin de l'usine, depuis quelques mois, chemin de Thabord m'a-t-on dit. Cette information est bien sûr anodine. Elle le devient moins lorsqu'on se souvient que le même cabinet BPI n'avait pas été retenu lors du (petit) plan de reclassement de fin 2004 du fait qu'il n'avait pas à l'époque, d'antenne locale. A la place, Altedia avait été retenu parce qu'il était implanté localement. Alors vous qui pensez que vous êtes virés comme une vieille chaussette, rassurez-vous, on pense à vous, on s'occupe de vous. En fait, on a pensé à vous depuis un petit moment déjà...


Lundi, une délégation d'élus du personnel montera à Annonay pour parler de Reynolds à M Loos, ministre délégué de l'industrie. C'est mieux que rien mais il ne faut pas non plus oublier que l'UMP défend plutôt une économie libérale, et que ce que nous vivons est directement lié à cette vision de l'économie. En conséquence de quoi, un élu UMP poussant des cris d'orfraies face à ces licenciements se trouve en situation de dissonance cognitive (il dit ce qu'il ne pense pas !), à moins qu'il ne se soit trompé de parti.


posté par DiogenePasCynique le 15.7.06. Lien vers ce billet

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13 juillet, 2006

Chômeur, souviens-toi !


Je me suis réveillé sans gueule de bois, et curieusement, sans trop de haine. Il me souvient pourtant du début de cette lamentable histoire, le tract commun CGC – CFDT (FO n'étant pas exclue mais seulement pas joignable sur e coup) qui se concluait ainsi « NOUS PENSONS QUE VOUS PRÉPAREZ LA FERMETURE DE L’USINE. Qu’en est-il ? ». La réponse de la direction vînt le lendemain, et je ne résiste pas au plaisir (douteux certes) de vous la présenter in-extenso (j'ai caché les noms propres qui n'ont pas déjà été cités) :


Valence, le 31 mai 2006

Aux membres du CE CFDT, CGC


Nous avons pris connaissance du tract du 30 mai 2006 intitulé "Lettre ouverte à la Direction". Il questionne la Direction sur plusieurs points auxquels nous avons souhaité apporter une réponse.


Concernant la collecte d'information en cours sur le site: 2 sociétés sont en effet venues voir le site. Cela s'inscrit dans le cadre d'une procédure classique d'évaluation des risques et d'audit conduit par le Groupe sur l'ensemble des sites au niveau européen.

Concernant la maintenance des moules et des équipements: il y a bien un budget maintenance pour 2006. Celui de 2007 sera mis en place à partir de septembre. D'ailleurs, vous pouvez constater que la maintenance se poursuit. En effet, Ignace Di Vincenzo a signé plusieurs ordres de réparation pour des machines ainsi que pour le toit qui fuit. Aucune réparation n'a été suspendue. Par ailleurs, Ignace Di Vincenzo a donné hier son accord à une réparation sur la Distribox pour un montant de 4000 euros.

Concernant les effectifs de l'encadrement et de l'équipe dirigeante: Nous tenons à rappeler que des recrutements ont eu lieu ces derniers mois. Un recrutement est actuellement en cours pour le poste du Responsable Qualité, suite à une démission.

Concernant l'encadrement de la ligne bille: Thierry Bxx, le Responsable de l'unité bille, est actuellement en congés pour une semaine, Il est remplacé par le Responsable Planning de son secteur: c'est avec lui qu'lgnace Di Vincenzo discute chaque jour des problèmes de fabrication. Thierry Bxx consacrera également environ 10 % de son temps en missions ponctuelles à l'étranger, en support de Yves Rxx. Ce dernier a souhaité limiter ses déplacements à l'étranger et il nous est apparu opportun de proposer à Thierry Bxx de le seconder, celui-ci parlant anglais.

Concernant l'envoi d'échantillons de pièces détachées à Nantes: Un ensemble de pièces a effectivement été envoyé à Nantes afin de réaliser des études de qualité sur nos produits. Il s'agit d'évaluer l'efficacité de nos processus et la qualité de nos produits. C'est une démarche normale de contrôle de la qualité, qu'lgnace Di Vincenzo a initiée dans le cadre de sa prise de fonctions. Elle va d'ailleurs se poursuivre avec l'analyse de nouveaux échantillons de matières premières. Le responsable Qualité a été impliqué dans cette démarche dès le début de la prise de fonction d'Ignace Di Vincenzo.

Quant à l'idée d'une fermeture du site, mentionnée dans le tract, il s'agit toujours de la même rumeur qui a été déjà débattue lors des CE et des CCE. Si un projet concernant l'organisation du site devait être à l'ordre du jour, les instances représentatives du Personnel en seraient informées en priorité comme le prévoit la loi.

Nous restons à votre écoute pour toute question liée à notre organisation et à notre fonctionnement.


On savourera bien sûr en connaisseur la réponse relative à la fermeture du site, ainsi que celle relative aux investissement 2007 pour l'entretient des moules. Techniquement, il est vrai que le texte n'est pas mensonger. En ce qui me concerne, serrer désormais certaines mains, ce serait déchoir ! Orgueilleux comme je le suis, vous comprenez bien qu'il n'en est pas question.



posté par DiogenePasCynique le 13.7.06. Lien vers ce billet

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12 juillet, 2006

Bon ben ça y est !

Voilà, 257 personnes (toute la production touchée) et le site de Valence rayé de la carte. Il semble, d'après la direction, que le site logistique de Malissard soit épargné. Honnêtement, personne n'y croit trop. Le personnel a réagi de façon très digne. Le CE extraordinaire a quand même duré presque 10 h 00. après une argumentation économique de pure forme, la pause repas, la nouvelle a été annoncée à 14 h 00. il a fallu une heure aux délégués pour la digérer. En tous cas, c'est dur mais le combat est juste déclaré. Aussi toutes les forces sont nécessaires pour que cela se passe dans les meilleures conditions pour les salariés. Évidement, cela va encore plomber la productivité (d'un autre coté, vu que c'est pour cela qu'on est viré ...). Pourtant, je dois reconnaître que Mme Schorter Le Bret a fait montre d'un cran au dessus de ses collègues masculins (Je sais, c'est pas bien de ne pas réifier l'ennemi, mais bon, j'assume d'être un être humain). Je reviendrai la dessus plus tard, because trop de bière tue la réflexion !

Au fait, je me suis trompé de ministre de l'industrie ! Il s'agit de François Loos qui vient à Annonay le 17 et non Thierry Breton. Mea maxima culpa !


Reynolds n'écrira plus vos histoires ... et nous devrons en écrire une autre, avec quelqu'un d'autre.


posté par DiogenePasCynique le 12.7.06. Lien vers ce billet

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Un des salarié des Reynolds met son talent au service de la lutte.




posté par DiogenePasCynique le 12.7.06. Lien vers ce billet

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Réflexions sur la loi dite Dutreil.

En fait, le texte qui, dans l'argumentation de Mme Schorter Le Bret, est appelé loi Dutreil, est une reforme de la loi Galland de 1996 initiée par Sarkozy (alors ministre des finances) et reprise, tardivement, par Renaud Dutreil (ministre des PME, artisans et professions libérales). Cette loi Galland visait à l 'époque, à moraliser les relations entre la grande distribution et ses fournisseurs. Les acteurs de la grande distribution, forts de leur faible nombre et de leur puissance d'achat (plus de 60 milliard d'euros que se partagent 6 centrales d'achats), imposent des conditions draconiennes à leurs fournisseurs. En effet, pour avoir les prix les plus bas, la grande distribution forçait alors des baisses de prix presque insupportables à ses fournisseurs. Dans cette loi, le seuil de revente à perte (interdite en France depuis 1963) est précisé en prenant en compte uniquement le prix d'achat du produit à la date de signature du contrat (ce qui exclu de fait la prise en compte rétroactive de marges arrières). Par ailleurs, cette loi devait aussi rééquilibrer la concurrence entre grande distribution et petits commerçants, en limitant la baisse des prix (sur laquelle les petits commerçants ne peuvent suivre). Si la marge avant (normale) est supérieure à la marges arrières (le service, ou supposé tel, facturé au fournisseur par le distributeurs), alors c'est de la vente à perte depuis la loi Galland. Les conséquences de cette loi Galland ont été une hausse des prix sur les grandes marques, alors que la grande distribution s'est faite plus agressive sur les prix bas via les MDD (Marques De Distributeur). Les grandes marques ont du compenser les exigences des distributeurs (marges arrières) en augmentant leur prix. C'est cette situation qui a conduit Nicolas Sarkozy (encore lui) alors qu'il était ministre des finances, a entamer une réflexion sur ce problème. Il fallait alors, selon lui, redonner du pouvoir d'achat aux français. Ici il existe toujours deux solutions, baisser les prix ou augmenter les salaire. Que croyez-vous qu'il privilégia ? La négociation entre représentants des distributeurs et des fournisseurs a largement était forcée par ce ministre et l'accord arraché plus que conclu, alors que M Sarkozy avait quitté ses fonctions. L'objectif était alors des baisses de prix sur les grandes marques de l'ordre de 5 %. Six moi après la mise en place de la reforme, on a pu constater que les prix des grandes marques avaient baissé en moyenne de 0,1 % et qu'une partie des marges arrières est repassée devant, ce qui impose des prix plus bas d'achat auprès du fournisseur. Par conséquent ce dernier doit améliorer sa rentabilité en interne (produire à un meilleur coût). En fait ce qui a réellement baissé, c'est la vitesse de l'augmentation des prix des grandes marques. En tant qu'usine, nous nous trouvons donc confrontés à un problème de rentabilité (heureusement, il existe des solutions aussi novatrices qu'écologiques !). Outre que, dans notre cas, les performances sont calculées avec des données obsolètes, nous nous retrouvons dans une situation de guerre des prix, avec une présence accrue des MDD. Tout pour plaire quoi. Je ne vais malgré tout pas accuser cette loi de tous nos maux, mais il est certain que cela ne nous aide pas. Je pense que ces conditions légales agissent comme un accélérateur. Le vrai problème, c'est cette surenchère dans les prix bas. Il est fondamental que le consommateur n'oublie pas le travailleur (au moins potentiel) en lui. Je me rappelle une campagne, il y a quelques années, qui disait : « nos emplettes sont nos emplois ». On est au coeur du problème. En fait, sans suggérer un mode de vie strictement monastique, il est bon de se poser la question de ce que l'on peut décemment acheter avec salaire 1484 € / mois (salaire mensuel net médian en France en 2004, tiré de ce document de l'INSEE). Fondamentalement, de quoi a-t-on effectivement besoin et à quel prix, pour être heureux ? Il ne faut jamais oublier qu'un prix d'échange bas a, tôt ou tard, un coût social élevé.


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11 juillet, 2006

Un ministre en Ardèche.

Alors que je continue (mais c'est un pensum) de me fader cette p... de loi Dutreil, j'apprends qu'un ministre, celui de l'industrie (il semble que ce soit M Thierry Breton, dont on ne sait pas assez à quel point il est est aussi le co-auteur de l'inoubliable Softwar), va se pointer à Annonay le lundi 17 juillet 2006. Les syndicats CGT, CFDT, FO UNSA et FSU de la Drôme et de l'Ardèche appellent à un rassemblement le 17/07/06 à 10 h 00 au rond point de la Remise (en haut de la côte de Serrières). Notre cas (voir tract ci-contre) est cité aux cotés d'autres entreprises régionales. Voyez que nous ne sommes malheureusement pas seuls. Je ne sais pas si nos représentants enverront une délégation accueillir ce ministre, car il y a tant à faire ici.

Par ailleurs demain, outre le fait que c'est un autre jour, une heure d'information sera proposée aux salariés de 9 h 00 à 10 h 00 et de 17 h 00 à 18 h 00.

Demain c'est aussi la tenue du Comité d'Entreprise extraordinaire au cours duquel et sous des conditions dignes d'une authentique mission impossible (accord de confidentialité, remise de documents sur du papier, je vous l'donne Émile, imphotocopiable dont au sujet duquel je ne savais même pas que ça existait !) notre lanterne devrait être éclairée. En effet, les informations relatives aux hypothèses étudiées par nos directions dans cet étrange vaisseau qu'est le Leadership sont tellement secrètes pour l'instant qu'on ne peut en parler qu'en promettant de ne pas diffuser les documents, si j'ai bien compris. J'espère que cela ne remet pas en cause le rôle d'informateurs des représentants des salariés. Je pense aussi que demain, vu qu'il sera aussi question de l'organisation d'un CCE et d'une proposition d'accord de méthode, il risque d'y avoir des larmes vu que c'est des sujets qui peuvent fâcher. Vous seriez en effet étonnés, vous qui pensez que perdre son boulot c'est grave, de la sensibilité, dont peut faire preuve (ou faire montre) un directeur. Oui, sous ces regards droits, ces voix assurées, ces graphiques et ces décisions dures, battent des coeurs de midinettes, à moins que ce ne soient, comme leur larmes, des coeurs de crocodiles au cuir singulièrement épais. Moi, en tous cas, je penche pour le croco.

Enfin une excellente idée d'ELLA ici.


Je pense toujours qu'il ne faut pas relâcher un gentille pression, aussi, l'opération Sensibilisation auprès des décideurs (ou plus directement ce lien, en jaune) et la Pétition Urgence Reynolds continuent. Si le lien pour écrire aux dirigeants ne fonctionne pas sur votre micro, il faut copier-coller les adresses, et copier-coller le texte du message. Cela signifie aussi qu'il est possible d'améliorer la configuration de votre messagerie ! La signature de la pétition est gratuite, il ne faut pas tenir compte de la page qui s'affiche ensuite (la pub est le prix de cette gratuité !). Attention, la pétition en ligne (plus de 190 000 signatures depuis le 16 juin 2006 !) pour sauver l'émission modeste et géniale, Là-bas si j'y suis qui risque de ne pas reprendre à la rentrée (voir le communiqué de la Société des producteurs et collaborateurs spécialisés de France Inter.) est toujours valable. La liberté de la presse a besoin de vous.



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06 juillet, 2006

Quelques liens.

Pour la proposition de Forestgump de créer et d'administrer le forum, c'est OK, cours Forestgump, cours et surtout, merci ! Je ferai un lien sur les 2 blogs ainsi que sur chacun des articles que je pourrai publier par ailleurs. L'Huma évoque, à ce propos, notre cas ici et ici aussi. quant à moi le deuxième article a été accepté. Sinon, j'essaye de comprendre les tenants et aboutissant de cette fameuse loi Dutreil.

Pour le commentaire d'Alterun, merci de ne pas me mettre en position d'être accusé de diffuser des appels à descendre des patrons, je ne pense pas qu'on en soit là, et si c'était le cas, faudrait pas trop l'écrire SVP ! Par contre la lutte passe par l'observation et la compréhension des phénomènes. La lecture de l'Empire de la honte de Jean Ziegler est on ne peut plus instructive (déprimante aussi, alors allez-y par petites doses.) à ce sujet.


Je pense qu'il ne faut toujours pas relâcher un gentille pression, aussi, l'opération Sensibilisation auprès des décideurs (ou plus directement ce lien, en jaune) et la Pétition Urgence Reynolds continuent. Si le lien pour écrire aux dirigeants ne fonctionne pas sur votre micro, il faut copier-coller les adresses, et copier-coller le texte du message. Cela signifie aussi qu'il est possible d'améliorer la configuration de votre messagerie ! La signature de la pétition est gratuite, il ne faut pas tenir compte de la page qui s'affiche ensuite (la pub est le prix de cette gratuité !). Attention, la pétition en ligne (plus de 190 000 signatures depuis le 16 juin 2006 !) pour sauver l'émission modeste et géniale, Là-bas si j'y suis qui risque de ne pas reprendre à la rentrée (voir le communiqué de la Société des producteurs et collaborateurs spécialisés de France Inter.) est toujours valable. La liberté de la presse a besoin de vous.




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05 juillet, 2006

Pensons aussi aux actionnaires !

Pas de vrai post aujourd'hui, j'ai soumis un article sur AgoraVox (je prépare ma reconversion !) histoire de diffuser l'info, à la place. Par ailleurs, il faut aussi penser aux pauvres actionnaires ! Pour cela, je suggère aux plus anglophones d'entres vous de hanter les forums boursier en anglais (falkininvesting, par exemple), afin de suggérer, arguments à l'appui, que la branche écriture du groupe Newell Rubbermaid (la plus rentable) risque de perdre de l'argent, donc le groupe aussi, donc l'action risque de baisser. Parce que tout ce que nous pourrons faire sur le site ne sera peut-être pas suffisant. Il faut sortir de ce cadre. Je crois en effet que si on convainc les actionnaires que la restructuration sur le site est une mauvaise option, alors on a peut être une chance. Sinon toutes les idées sont les bienvenues. Pour le forum, je n'ai pas le temps de m'en charger, mais je mettrai volontiers le lien qui va bien en bonne place si on me le transmet. Enfin, une pétition papier est en train d'être signé par beaucoup de personnes à Nantes. Qu'elles soient ici remerciées de leur solidarité.


Je pense qu'il ne faut pas relâcher un gentille pression, aussi, l'opération Sensibilisation auprès des décideurs (ou plus directement ce lien, en jaune) et la Pétition Urgence Reynolds continuent. Si le lien pour écrire aux dirigeants ne fonctionne pas sur votre micro, il faut copier-coller les adresses, et copier-coller le texte du message. Cela signifie aussi qu'il est possible d'améliorer la configuration de votre messagerie ! La signature de la pétition est gratuite, il ne faut pas tenir compte de la page qui s'affiche ensuite (la pub est le prix de cette gratuité !). Et toujours la pétition en ligne (plus de 110 000 signatures en un peu plus de deux semaines !) pour sauver l'émission modeste et géniale, Là-bas si j'y suis.


posté par DiogenePasCynique le 5.7.06. Lien vers ce billet

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04 juillet, 2006

Réification.

Jules César était aussi sage que fin stratège. Alors qu'il était acclamé par la population romaine à son retour triomphant de Gaule, un serviteur lui murmurait à l'oreille : « n'oublie pas que tu est mortel. ». César, en effet, savait qu'en défilant en héros dans ce qui était la plus puissante cité du monde connu, il risquait de se croire devenu un dieu. Il avait donc demandé à un serviteur de lui rappeler à chaque pas sa condition de mortel. Une façon sage d'éviter le vertige. Je pense à cela lorsque des inconnus jouent aux dieux avec notre existence. Il ne restent, à la fin, que des hommes. Par contre, nous voient-ils comme des hommes ? Nous sommes loin, nous n'appartenons pas à la même culture (savez-vous que manger du foie-gras est un délit à Chicago ? Auraient-ils plus d'empathie avec les oies qu'avec les hommes ?), nous ne sommes que des chiffres. Staline disait qu'un accident avec deux morts est un drame, une bataille avec 2000 morts est une statistique (mais Staline était-il un homme ?). En fait, vu de loin, nous ne sommes que des choses. Si la division du travail permet des résultats horribles, la réification est un autre moyen. La réification est la transformation en une chose. C'est elle qui peut faire monter des poilus à l'assaut pour massacrer des fritz (qui ne sont plus des hommes), c'est elle qui permet de remplir des charniers et de continuer à vivre sans devenir fou. Aux choses on peut tout faire sans ressentir la moindre culpabilité, sans avoir honte de quoi que ce soit, sans avoir à rendre compte devant les hommes. Il n'est pas d'empathie avec les choses. Les choses sont jetées, recyclées, déplacées, comptées, négociées, vendues ; elles rebondissent, font l'objet de plans (sociaux ?). Les choses, parfois, deviennent inutiles et prennent la poussière. Les choses ne meurent pas, elles disparaissent. Simplement, elles ne sont plus là. Quoiqu'ils en pensent, les dirigeants et leur servants ne sont pas des dieux et nous ne sommes pas des choses. Quoiqu'ils en pensent, ils devront rendre compte de leurs actes, au moins devant leur conscience, sans quoi, ce ne serait plus des hommes.


posté par DiogenePasCynique le 4.7.06. Lien vers ce billet

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03 juillet, 2006

Arrivée de la délégation parisienne.


Les photos sont enfin développées ! Il s'agit bien sûr de l'arrivée de nos interlocuteurs le jeudi 29 juin au matin. Désolé du retard.


posté par DiogenePasCynique le 3.7.06. Lien vers ce billet

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Reprise.

Hier, c'était jour sans blog ! J'ai donc découvert ce matin de nouveaux commentaires. Encore merci pour les soutiens, d'où qu'ils viennent, ça fait toujours chaud au cœur. Pour ce qui est d'un projet de reprise, comment fait-on pour la partie commerciale et marketing ? Sinon, j'ai été voir sur le site cité par le commentaire et ai demandé une simulation via le questionnaire (ça ne mange pas de pain). Que l'on sache simplement que c'est une voie difficile qui mettrait notre solidarité à rude épreuve. Je connais un peu l'exemple d'ITDT à Tournon, en Ardèche, et ce n'est pas simple. Le plus dur, indépendamment des difficultés économiques classiques, c'est la gestion collective (c'est une SCOP) au delà des intérêts individuels. Par contre, même si elle n'est plus valorisée, je doute que Newell accepte de se séparer de la marque Reynolds, Et sans cela, ça ne va pas être facile. Mais toutes les idées et suggestions restent les bienvenues, du moment que ça fait avancer le Shlimili etc.

Pa railleurs, il faudra que je revienne sur l'impact négatif de la loi Dutreil (relative à la limitation des marges arrières) sur l'emploi. Notre situation est en partie liée à cela.


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Je pense qu'il ne faut pas relâcher un gentille pression, aussi, l'opération Sensibilisation auprès des décideurs (ou plus directement ce lien, en jaune) et la Pétition Urgence Reynolds continuent. Si le lien pour écrire aux dirigeants ne fonctionne pas sur votre micro, il faut copier-coller les adresses, et copier-coller le texte du message. Cela signifie aussi qu'il est possible d'améliorer la configuration de votre messagerie ! La signature de la pétition est gratuite, il ne faut pas tenir compte de la page qui s'affiche ensuite (la pub est le prix de cette gratuité !). Et toujours la pétition en ligne (plus de 110 000 signatures en un peu plus de deux semaines !) pour sauver l'émission modeste et géniale, Là-bas si j'y suis.


posté par DiogenePasCynique le 3.7.06. Lien vers ce billet

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01 juillet, 2006

Mise au point.

Je ne peux laisser passer les commentaires nominatifs et insultants. Juridiquement, ma responsabilité en tant que rédacteur de ce blog est celle d'un patron (hé oui !) de presse. On peut à ce titre exiger de moi des dommages et intérêts pour diffamation. Alors, jusqu'à ce que cela se calme un peu, j'avais prévu de moderer les commentaires, mais ils semble que mon message posté sur les commentaires ait été entendu, aussi, je ne filtre pas encore les commentaires, et je ne souhaite pas en venir là. En effet je déteste avoir recours à cette mesure, par principe d'abord et parce que ça me fait du travail en plus. Pour les noms propres, les personnes incriminées sont connues des salariés du site. Il n'est pas question que cela sorte et devienne public. Enfin, appuyons-nous sur ce qui nous rapproche plutôt que de nous focaliser sur nos différences. Nous aurons besoins de toutes les énergies, et surtout, nous ne devons pas nous tromper d'adversaire. Mais bon ces excès sont aussi la rançon du succè. Merci en tous cas de vos encouragements. Moi aussi j'ai rencontré des gens que je ne connaissais pas assez ... Heureusement, on n'a pas besoin du boulot pour continuer à se voir !
Ceci étant dit, c'est peut être le mois de juin le plus intense que j'ai jamais vécu à tous points de vue ! Bien sûr il y a eu de l'incertitude, de l'angoisse et de la peur et on y aura encore droit. Mais il a aussi la joie de voir un collectif se cristalliser autour d'une action commune. Bien sûr, je suis peut-être naïf, mais je ne peux croire qu'autant d'énergie positive puisse être mobilisée en vain. Alors, on reste sur ces bonnes dispositions, il en sortira bien quelque chose.

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Je pense qu'il ne faut pas relâcher un gentille pression, aussi, l'opération Sensibilisation auprès des décideurs (ou plus directement ce lien, en jaune) et la Pétition Urgence Reynolds continuent. Si le lien pour écrire aux dirigeants ne fonctionne pas sur votre micro, il faut copier-coller les adresses, et copier-coller le texte du message. Cela signifie aussi qu'il est possible d'améliorer la configuration de votre messagerie ! La signature de la pétition est gratuite, il ne faut pas tenir compte de la page qui s'affiche ensuite (la pub est le prix de cette gratuité !). Et toujours la pétition en ligne (plus de 110 000 signatures en un peu plus de deux semaines !) pour sauver l'émission modeste et géniale, Là-bas si j'y suis.


posté par DiogenePasCynique le 1.7.06. Lien vers ce billet

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Recherche

Web Restructuration

Quelques liens sur le reclassement.

Cette section s'affiche au bas de toutes les pages du blog. elle propose une sélection de liens vers des sites qui peuvent être utiles.

La Base de données Altedia vous permet, si vous avez un compte (demander les codes à un conseiller Altedia, à l'antenne Altedia.) de vous connecter à une base de donnés contenant des offres d'emplois identifiées. D'autres sites pour laisser un CV ou chercher des offres d'emplois : ANPE, Monster, JobMeeters, Carrires On Line, RhoneAlpesjob, Pôle Local d'Orientation du Grand Valentinois. On peut aussi viser le soleil : DOM Emplois, Runion Job, DOM-TOM Jobs. Pour les plus motivés, l'emploi à l'étranger : Job center (Grande Bretagne), EURES - The European Job Mobility Portal. Pour les cadres et techniciens : Cadre Emploi. Emploi spécialisé et interim : ADECCO, Kelly Scientifique.

Des modèles (format Word) de CV : AllCV.

D'autres faons de travailler. Le portage salarial : ITG, Portage +. Ce type de statut permet d'être indépendant en conservant un statut de salarié. Idéal pour tester l'idée avant de se lancer. En indépendant : Freelance.Com. Les Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (Scops) : Scop Entreprises. Chambre de commerce de la Drôme, Agence Pour la Cration d'Entreprise (APCE).

Les réseaux : Xing (Open BC), Viaduc - Viadeo.

Le chômage : ASSEDIC, Actu Chômage (un site militant d'actualité, à suivre !).

Si vous n'avez pas internet mais souhaitez quand même disposer gratuitement d'une adresse électronique (accessible de n'importe quel ordinateur, cellule Altedia, cyber-café etc.) : La Poste, Yahoo, Hotmail et GMail (sur invitations ).

Des outils libres et gratuits : Navigateur internet Firefox, messagerie Thunderbird, suite bureautique Open Office, et tout le reste sur Framasoft. Vos applications libres et portables sur votre clef USB : Framakey, PortableApps.com.