GÂCHIS REYNOLDS

Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après.

Pour surfer, utilisez Firefox, un bon navigateur libre !

Powered by Blogger

x visites depuis le 27/10/2005

Fil de news. Lien copier-coller dans votre lecteur de news.

28 mars, 2007

La vidéo projetée lors du meeting de samedi

Libellés :


posté par DiogenePasCynique le 28.3.07. Lien vers ce billet

55 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

Mea culpa.

Tiens, les images sont revenue (alors que j'avais écris plein de trucs de trucs vachement bien sur le sujet, mince alors !), mais je ne vais pas me plaindre hein ?

Mais la vraie vie continue dans le vrai monde du pas-internet avec des questions quotidiennes dont au sujet desquelles on n'avait pas pensé ! Les vacances. Alors que les lettres sont sur le pas de tir, il apparaît que les 8 jours de réflexion (pour opter pour le reclassement) à partir de la présentation de la lettre au domicile (et non de sa réception effective) entrent en conflit avec le calendrier scolaire et la prise de congé. Le risque est en effet réel de lettres envoyées et reçues trop tard pour profiter du délais. L'attention de la direction a été attirée sur ce problème.

Mea maxima culpa, les documents pour préparer les négos de salaires ont été communiqués aux organisations syndicales lundi dernier (fin d'après-midi) contrairement à ce que j'ai écris. Cela me permets de rebondir sur la crédibilité de ce blog. Même si j'essaye de faire de mon mieux, je fais surtout comme je peux, mes interprétations ou suppositions peuvent être erronées, mon point de vue biaisé et reste ma visions des faits plus que les faits eux-mêmes. Les doutes, questions et corrections sont donc les bienvenus (argumentés bien sûr)

Enfin je ne résiste pas au plaisir de vous proposer un petit jeu bien addictif : Défouloir anti-droite !

Libellés : ,


posté par DiogenePasCynique le 28.3.07. Lien vers ce billet

0 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

27 mars, 2007

Signes, lettres et étiquettes.

Bien que Fonbarlettes ait une réputation de quartier difficile, c'est toujours réconfortant d'y trouver quelques traces de poésie aux endroits les plus inattendus ! Hier encore, donc, obligé de shooter devant un signe de résistance et d'espoir ! Parce qu'il y a plus d'énergie et de détermination dans ce geste que dans celui de vérifier où est fabriqué un produit ou de se poser deux minutes et de se demander si on en a vraiment besoin. Évidemment, on peut ne pas relever, mais ça me paraît préférable (et bon pour le moral !) de relever, justement !

Une partie des candidats à la préretraite maison a signé ! Cela acte la fin de l'angoisse pour eux mais signifie aussi que les lettres recommandées ne vont pas tarder à arriver.

Parallèlement à ça, jeudi et vendredi prochains, ce sont les premières réunions sur les salaires et conditions de travail qui se tiendront. Je ne suis pas certain qu'on avancera beaucoup dans la mesure où les éléments permettant de bâtir les revendications n'ont pas encore été communiqués aux organisations syndicales. J'imagine qu'on a encore affaire à un effet du sous-effectif au service du personnel. Les autres années, les négociations donnaient lieu a des affichages (CFDT notamment !) parfois croustillants. Je ne sais pas trop ce que ça donnera à ce propos cette année, mais je crains que les affichages (s'ils existent) se limitent à la portion congrue. C'est aussi le moment, pour ceux qui vont rester, de se poser la question d'un engagement. Pour le CE par exemple, on peut être élu sans-étiquette (au second tour) s'il n'y a pas assez de représentants syndiqués élus sous étiquette au premier tour. L'expérience montre néanmoins que les sans-étiquettes n'ont, sauf exception, ni suffisamment de vision politique, ni suffisamment d'indépendance par rapport à une direction pour exercer correctement leurs mandats (sachant par ailleurs que l'étiquette ne garantie rien à elle seule, c'est juste une indication !). Je regrette cela car ça signifie en fait d'énormes lacunes de culture politique parmi les citoyens, mais c'est une réalité. Les survivants devront tout de même aller au charbon car la situation exige de la vigilance, voire de la méfiance. Il ne s'agit pas de jeter des pierres à qui que ce soit, mais de rappeler que si vis pacem, para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre) !

Apparemment, les dirigeants ont pris conscience de la gravité des problèmes de production en Tunisie puisque des expertises nouvelles ont été autorisées sur place (ce qui suggère d'ailleurs une évolution dans le fragile équilibre des pouvoirs !). Pas de jugement de valeur sur cela dans la mesure où on ne peut demander à ceux qui restent de se tirer une balle dans le pied en ne faisant rien, même si je conçois que certains seront heurtés.

Sur le chapitre politique, je constate que passé le suspense des signatures, on n'a jamais entendu parler de difficultés pour les signatures des chasseurs ! Je ne me moque pas, je constate, j'essaye de réfléchir et je me dis que ça signifie probablement quelque chose. Inexplicablement, j'ai un peu honte de ça, allez savoir pourquoi ... Olivier Besancenot, lors de son meeting de Valence a dit quelques mot de soutient sur Denis Robert, journaliste censuré, victime des puissances de l'argent (expression surannée certes, mais tellement, trop adaptée). Cet homme honore sa profession, mais il le paye vraiment très cher, sur tous les plans (voir son blog). Là encore, j'ai honte. Cela se passe maintenant, en France.

Enfin, dans la série crétin.com, l'image de la partition de l'Internationale ou l'affiche du meeting de Besancenot sur ce blog est assimilée (donc bloquée) à, je cite, « Category: Pornography » par le réseau interne, même la photo de Lucie Aubrac, alors que la photo de Sarko déchiré(e) non ! Je suis désolé, mais autant de connerie, vous devez être plusieurs !

Libellés : , , ,


posté par DiogenePasCynique le 27.3.07. Lien vers ce billet

8 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

26 mars, 2007

Quelques images.

Merci à Rocco, pour son talent, sa disponibilité et sa réactivité ! Des photos du passage d'Olivier à Valence sont disponibles. Pour une vue d'ensemble des photos allez sur cette page, et ici pour un diaporama.

Libellés : ,


posté par DiogenePasCynique le 26.3.07. Lien vers ce billet

7 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

Olivier s'est arrêté à Valence.

Olivier Besancenot a rencontré des salariés Reynolds samedi après midi. Il a ainsi pu connaître les derniers développement de notre histoire avant de se rendre au meeting. Près de 30 Reynolds étaient présents à son meeting de samedi soir ! Selon le Dauphiné Libéré de d'hier, c'est près de 800 personnes qui étaient présentes (500 selon la LCR !). Un succès donc pour la LCR locale. Un exposé des Reynolds a été présenté. Sur fond d'images du site et de la lutte que nous avons mené, un commentaire a été dit, coupé d'un long moment de silence au cours duquel des images de l'usine vide s'affichait. Un moment très émouvant où, comme juste avant l'orage lorsque les oiseaux se taisent, la salle était parfaitement silencieuse ...

avant que les Reynolds n'interviennent, une ancienne enseignante a fait un point sur la disparition progressive des services publics dans les petits villages. Les postes et les écoles, notamment les classes uniques. Lorsque ces services disparaissent, c'est un peu comme lorsque le boulanger n'est plus là, le village perd un peu de sa vie, voire meurt complètement. Un service publique ne peut être soumis à des critère de rentabilité. Ou alors il faut aller au bout de la démarche, il faut des poser la question de la rentabilité des gens eux-même ! Cela a un nom, c'est du fascisme.

L'intervention d'Olivier a été comme à son habitude, limpide. Avec un minimum de notes et de solides références, plus de 45 minutes pendant lequel l'éducation, la santé, les inégalités ; tous ce qui fait le quotidien, la vie, a été évoqué et des solutions envisagées. Intervention particulièrement méritante car Olivier est arrivé à Valence assez fatigué (une campagne est une sorte de sprint aussi long qu'un marathon !) et épprouvé de sa visite à une maison d'arrêt à Avignon. En effet, dans cette prison, 8 suicides ont eu lieu dernièrement, le dernier étant intervenu après qu'un détenu en préventive n'ai passé que quelques heures en prison. C'est aussi cela la France.

Merci encore à Olivier pour le temps de parole qu'il nous a généreusement accordé, merci aux militants de la LCR, de Paris comme de la LCR Drôme Ardèche. Si vous voulez dire un mot gentil à Olivier, fait un commentaire sur son blog de campagne ! Merci aussi aux salariés Reynolds que se sont déplacé, qui étaient là, dans le vent glacé ou dans la chaleur de la salle.



Libellés : ,


posté par DiogenePasCynique le 26.3.07. Lien vers ce billet

2 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

24 mars, 2007

100 % à Gauche !

La LCR a décidé de rencontrer les Reynolds, aussi vous êtes conviés à 17 h 30, ce jour, devant l'usine Reynolds pour un échange informel avec OLIVIER BESANCENOT ! Tee-shirt (sur la polaire !) de rigueur !!

Faites passer le mot !!

A tout à l'heure, toujours unis toujours solidaires !!!!

Libellés : , ,


posté par DiogenePasCynique le 24.3.07. Lien vers ce billet

14 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

23 mars, 2007

Musique maestro !

Je mets la partoche par pure provocation ! Mais si ça peut éviter quelques canards demain !

Hier était la réunion ordinaire du Comité d'Entreprise. Parmi les points évoqués, des ruptures sur des références Reynolds rendent la situation « extrêmement tendue ». Il faut, selon la direction, sauver la rentrée des classes coûte que coûte, mais cela va être difficile. Je dois avouer que je suis assez impressionné par une sacrée volonté de « ne pas quitter le navire » (un monde noir et blanc est pratique, mais le monde est trouble, voire troublant ; tout en nuances de gris ...) !

Des machines doivent encore partir. Des machine de pointes, vers l 'Inde, d'ici le 15 avril, ainsi que deux machines de marquage vers la Tunisie. Des composants partiront enfin vers l'Italie et la Tunisie.

Le cabinet BPI a fait un exposé de la situation de la revitalisation du site. J'ai noté une volonté de ne pas interférer avec d'autres mesures en cours (à Romans et dans la zone Rovaltain). A cette fin, les actions de revitalisation concerneront principalement la zone Valence Major et Valence. Il s'agit de faire venir ou créer 240 emplois sur ces zones. Tous les intervenants institutionnels n'ayant pas toujours la même vision (ni, il faut le dire, les mêmes intérêts) le choix des entreprises candidates à l'implantation sera fait en dernière analyse par l'Etat et Reynolds. Il s'agit de faire en sorte que ces actions ( et l'argent engagé !) puissent profiter aux anciens salariés. Parmi les secteurs jugés porteur, au vue du site et des compétences présentes chez Reynolds, la plasturgie, la logistique / préparation de commande et le secteur tertiaire (centres d'appel, bureaux d'étude et tertiaire supérieur). Le préfet semble avoir une vision et une position claire, qui semble bien prendre en compte les Reynolds. On note enfin que M Labaune insiste toujours, à chaque réunion relative à la revitalisation, sur la pollution du site. On n'a jamais fabriqué de stylos atomiques ici ! Pour la DRIR (organisme de contrôle) le site est uniquement soumis à déclaration. Un inspecteur de cette administration est venu au moins une fois et n'a rien noté de particulier. Je m'interroge sur les motivation profondes de M Labaune et les conséquences de son insistance.

La vie chez Reynolds continuant pour certains, les jours RTT employeurs ont été fixés (je ne donne pas la liste ici pour le coup ce serait vraiment de la provoc pour ceux qui partent !). Leurs nombre diminuent, augmentant par conséquent les jours RTT salariés !

Ce matin, une réunion a lieu avec les délégués syndicaux pour convenir d'un calendrier pour les négos de salaires et conditions de travail (ne riez pas svp, c'est comme ça !). Pour ce qui est des prochaines élections (les vraies, celle des représentants du personnel Reynolds !), ce sera plutôt après la mi-mai qu'on en reparlera (c'est un problème un peu compliqué, qui peut en générer d'autres !).

La question des demandes de DIF a aussi été posée. On a appris que la gestion de ces dossiers génère beaucoup de paperasse et qu'il n'y avait pas trop de temps pour cela en ce moment. Passées les premières lettres, les dossiers de DIF devraient pouvoir être à nouveau traités. Ces Droits Individuels à la Formation sont transférables d'un employeur à l'autre. Par contre, quelqu'un qui aurait des droits et qui se mettrait à son compte ne pourrait en bénéficier (il serait alors son propre employeur). Par contre, je ne sais pas ce qui se passe s'il reprend ensuite un emploi salarié alors que des droits pourraient encore courir.

Pour revenir sur le commentaire d'Alterun (à demain ! ;-), une émission de Là Bas Si J'y Suis consacrée à Lucie Aubrac (à télécharger ici !). Contrairement à ce qu'on pourrait penser vu d'ici et de notre époque, ce qui nous paraît héroïque était décidé et fait naturellement, dicté simplement par la nécessité, parce que qui est inacceptable ne doit pas être accepté, donc on lutte, à sa mesure parce qu'on ne peut faire autrement finalement. Cette période de l'histoire est extrêmement enrichissante. Si vous avez un peu de temps, je vous invite à lire Le coeur conscient, de Bruno Bettelheim. L'auteur y décris la vie qu'il eu dans un camp de concentration. Il a pu constater, alors qu'il tentait de ne pas se comporter comme une bête en prenant un recul de scientifique par rapport à la situation, que les populations qui survivaient, qui supportaient mieux les terribles conditions de captivité, étaient celles que le partage d'une même forme d'idéal soudait. Les Témoins de Jéhovah et les Communistes par exemple. Au delà de la nature de la conviction, c'est l'existence de cette dernière qui permettait des comportements d'entraide et de protection des plus faibles à l'intérieur du groupe. Ce n'est pas par hasard si le programme du Conseil National de la Résistance (ici aussi) naît à la fin de cette période, en mars 1944. Il s'agissait de faire de la société une société solidaire, pour éviter que les travers d'avant-guerre ne provoquent les ravages qu'on y vit. Par certains aspects, notre époque a des points communs avec cette période d'avant guerre. Inégalités, crise économique, excessive proximité de la presse (quatrième pouvoir) avec le Pouvoir politique, désignation de bouc-émissaires (l'Islamiste, le chômeur, même le chinois !), valorisation de l'individu. Malheureusement, nous avons aussi un aventurier en la personne de M Sarkozy. Il apparaît pour beaucoup comme énergique et un peu providentiel (sa face cachée dans un article du Nouvel Observateur, ici aussi). S'il n'a pas le visage de la bête immonde, il convient néanmoins d'être vigilant, alors oui, comme le dit Lucie Aubrac, "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent".



Libellés : ,


posté par DiogenePasCynique le 23.3.07. Lien vers ce billet

6 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

21 mars, 2007

Trois - quatre ...

Renseignements pris, rien n'indique un deal à propos de CM. L'intéressé lui-même n'aurait d'ailleurs pas accepté une telle transaction. J'aimerai bien connaître la source parisienne. En tous cas, si elle me lit, j'aimerai qu'elle produise ses éléments (elle peut pour cela se servir de l'e-mail du blog en haut de la page).

Pour la question que soulève anonyme de 10:07, je ne crois pas qu'il y ait de réponse simple. La mise en oeuvre du plan de reclassement pèche par un manque de moyens (les RH mériteraient d'être épaulées) qui a déjà, plutôt vivement d'ailleurs, été soulevé en CE. J'invite ceux qui ne sont pas contents à protester en direct auprès de M Leclerc et Gibson (moi j'ai tendance à perde mon sang-froid parfois). Le système n'est pas parfait. Il devait permettre le plus de justice possible, permettre le volontariat des départs, permettre de postuler à des postes accessibles moyennant adaptation ou formation. Les critères sociaux sont une partie de l'équation. Ce n'est pas la seule. Les compétences, ou les éléments professionnels propres à juger de l'adaptation d'une personne au poste visé interviennent aussi. Le recruteur a aussi son mot à dire. C'est malheureux, mais c'est un recrutement (presque) comme un autre, soumis aux aléas, aux réseaux, à l'erreur d'appréciation. Je ne peux que conseiller (je sais, les conseilleurs ne sont pas les payeurs) à ceux qui souhaitent vraiment un poste, de le montrer et de ne pas se contenter d'un courrier.

Je n'aime pas trop cette position où je peux donner l'impression de défendre le plan. Parce que ce n'est pas le cas. Je constate que cette procédure a des défauts, que ces derniers sont accentués par une mise en oeuvre qui n'est pas encore à la mesure de la situation. Ce n'est pas tant les personnes que je mets en cause que le manque de personnes !

Je reste persuadé, ainsi que sans doute beaucoup d'entre vous, que la solution d'une fermeture du site étalée sur 2 ans aurait permis de de trouver des solutions et un rythme adapté à tous. Pour des raisons que nous ne maîtrisons pas il en a été autrement. Je le regrette, mais il n'est qu'un seul présent. Pour ce qui est du suivi (hors formations) le CE a ses remarques à faire. Mais on ne peut demander à des élus, pour la plupart aussi confrontés à la perte de leur emploi et aux aléas psychologiques de tous, plus qu'ils ne peuvent. On ne peut leur demander de s'oublier. Je ne suis pas certains qu'il y ait actuellement une place plus enviable qu'une autre. Tous les jours ou presque j'entends des états d'âme, de personnes qui vont être virées, de personnes qui vont rester, de personnes qui ne savent pas encore. Personne ne vit bien cette situation. A défaut d'un remède miracle, je vous ressert une citation «Un seul remède, si l’on en peut user : aimer plus fort qu’on ne souffre.», de Jean Rostand. C'est en tout cas mieux que l'aigreur qui suinte parfois de certains commentaires !

Noé, pour ce qui est de l'info sur ce blog, les conditions décrites ici n'ont pas changé, ni ma situation. Je regrette cependant qu'il y ait plus de critiques que de suggestions efficaces.

Maintenant, je sais ce vous vous disez ! Vous vous demandez ce que fout une reproduction de l'Internationale sur ce billet ! Au départ, j'avais prévu d'écrire quelque chose de vraiment plus léger, plus drôle. L'idée étant que ceux qui se pointeraient pour la première fois à un meeting LCR (ou LO, ou PCF) ne soient pas complètement démunis lors de la fin du meeting, lorsque tous, le poing levé (mais pas le bras tendu) chantent en choeur l'Internationale ! Désormais, vous n'avez pas d'excuse ! Samedi prochain, nous seront heureux de votre visite. Et Olivier aussi, qui s'est déplacé par deux fois, qui a toujours évoqué le cas Reynolds dès qu'il en a eu l'occasion. Il aurait pu ne pas le faire, il l'a fait, simplement ! Pour lever les dernières réticences, sachez qu'à coté du Palais de la Foire, il y a un fort sympathique endroit, Chez Nénette et Marcel, avec de la bière, de la bonne musique, même qu'on peut danser !


Libellés : , , ,


posté par DiogenePasCynique le 21.3.07. Lien vers ce billet

15 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

19 mars, 2007

Questions ...onnes.

Avez-vous remarqué que depuis qu'un institut de sondage a posé une question que personne ne se posait ; que se passerait-il en cas de duel Bayrou / Royale ou en cas de duel Bayrou / Sarkozy ; Bayrou est monté dans les sondages ? Contrairement à ce qu'on serait en droit de penser, les sondages guident l'opinion plus qu'ils ne la mesurent. Ce n'est peut-être pas tout à fait par hasard si Mme Parisot, présidente du Medef, est aussi directrice d'un grand institut de sondage. N'importe quel technicien vous le dira, un instrument de mesure qui modifie les dimensions de ce qu'il mesure ne vaut pas un clou ! Que penser d'une toise qui vous ferait grandir ?

Donc, depuis qu'on peut inventer des configurations du second tour sans lien avec celles du premier tour, je me suis demandé ce que donnerait un duel Besancenot / Sarkozy. Parmi les quelques personnes qui ont accepté de répondre à cette question, 78,6 % voteraient (le conditionnel est de rigueur, la fiabilité étant celle d'un sondage amateur !) pour Olivier Besancenot ! Désormais, c'est lui le troisième homme !

J'ajoute, pour ceux qui mettraient en doute la rigueur du procédé, que ce sondage s'est déroulé après que tous les candidats aient porté leurs parrainages au Conseil Constitutionnel, ce qui n'était pas le cas des sondages précédents. Par conséquent, les sondages précédents cette date sont sans objet, ils portaient sur des personnes dont on n'était pas sûr de la présence dans la course à l'Élysée !

Cela me rappelle un dessin humoristique de Voutch (voir ci-contre), : «- Mais si vous l'étiez, vous seriez plutôt tendance sado (réponse A), ou plutôt tendance maso (réponse B) ou alors fifty-fifty (réponse C) ? » (Voutch, L'amour triomphe toujours, Le Cherche Midi, 2000 ; repris dans M.Onfray, Antimanuel de philosophie, Bréal, 2001).

Se revendiquant d'une démarche scientifique, les sondages ne sont en réalité guère plus fiables que des prévision astrologiques. D'abord, ils posent des question que les sondés ne se sont pas forcement posés, des questions qui parfois, ne se posent tout simplement pas. Ils portent sur des effectifs assez faibles (généralement 900 à 1200 personnes) dont on nous dit qu'ils sont représentatifs de la population. Or cette dernière évolue sans cesse et les stratifications ne sont plus aussi nettes. Par exemple, il n'y a plus de lien net entre la possession d'un diplôme d'études supérieures (notamment en sciences sociales) et un travail bien rémunéré. Certaines personnes ne répondent tout simplement pas, et les sondeurs rament parfois pour obtenir des réponses de certaines populations. Parfois, les sondeurs, eux-mêmes travailleurs précaires, remplissent les cases vides pour rendre la travail à temps. Enfin, les instituts de sondage ont pour habitude de corriger les données brutes récoltées sur le terrain. Ils n'utilisent pas pour cela quelque technique statistique éprouvée, non, ils utilisent leur expérience (qu'ils ne divulguent d'ailleurs pas, arguant quelque secret de fabrication !) ! On rabote 0,5 points par-ci, on ajoute un point par là. Tout ça rappelle furieusement le mètre élastique corrigé au pifomètre ! Si, comme disent les thuriféraires (j'ai appris un nouveau mot, je le place, mince !) des sondages , goûter une cuillère de soupe (non touillée !) donne une indication fiable sur le contenu de la soupière, elle ne dit en revanche rien de ce que contiendra la soupière dans un mois ! Ainsi, les sondages sortie des urnes, qui portent sur un choix qui a été ait, sont évidement plus fiables que ceux qui se font fort de prévoir des choix encore à venir (et vraisemblablement pas encore figé !). Si on veut en savoir plus, on lira L'ivresse des sondages, d'Alain Garrigou, aux éditions La Découverte.

Enfin, Olivier Besancenot sera à Valence, samedi 24 mars au Palais de La Foire, en salle Cevennes, à 20:30. Une délégation de salariés Reynolds y fera une intervention (multimédia SVP !), et là ce sera 100 % à Gauche !

Libellés :


posté par DiogenePasCynique le 19.3.07. Lien vers ce billet

11 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

17 mars, 2007

Dommage ...

Anonyme du 16/03/2007, 15:42, en d'autres temps je t'aurais volontiers donné rendez-vous au petit matin, avec ton témoin. Je m'estime en effet offensé par ton propos (ce qui me donne le choix des moyens et t'ôte ainsi toute chance !). Sauf si tu es particulièrement endormi(e), tu sais que j'ai un minimum d'engagement syndical. Jamais, dans les négos auxquelles j'ai participé, il n'a été question de sauver autre chose que l'intérêt collectif des salariés qui m'avaient élu. Parfois, cet intérêt passait par une certaine compréhension de l'environnent économique. Pas dans la dernière phase de la dernière négociation. Effectivement, nous aurions pu lancer un blocage de Malissard. Au cours des derniers mois, l'environnent a évolué, ainsi que les chances de sauvetage du site. Outre la mise en place logistique nécessaire à un blocage, il y a les contraintes légales (on risque toujours une plainte, voire une peine) et les négociations en cours. Dans ce genre de situations, il y a toujours deux options, l'affrontement dur et la discussion. Un collectif de salarié n'est pas une armée, aussi, l'intérêt des salariés passait, quoiqu'on en dise, par la discussion. Je ne connais pas d'exemple d'affrontement dur et civil en France qui se soit soldé par une victoire (encore faut-il définir cette dernière), j'ai par contre souvenir d'actes désespérés, désordonnés et isolés qui font sans doute pleurer dans les chaumières, mais ne sont pas très efficaces. Il ne faut en effet pas oublier que lors d'affrontement durs, les forces de l'ordre participent. Elles sont là pour rétablir l'ordre et protéger la propriété privée (et généralement, elles gagnent !). Nous n'aurions eu aucune chance, civils, pas suffisamment organisés, entraîné et équipés ; sans compter qu'il faut un minimum d'estomac pour ça. Je constate que tu a des idées sur la tactique, mais il faut toujours l'inscrire dans une stratégie. Que fait on après, qu'apporte l'action envisagée et que nous coûte-t-elle en ressource, en crédibilité ? On peut toujours refaire le match, mais ce sont toujours des discussion de comptoir. Si nous faisions un véritable debriefing, la principale remarque serait une trop grande sous-estimation de l'intérêt des américains pour les machines. Dans une industrie, les salariés qui sont appelés à envisager le déménagement de leurs machines doivent se tenir prêt à les neutraliser rapidement et définitivement (pas les détruire). Cela suppose d'agir sur les automates, mais aussi sur les pièces mécaniques maîtresses, difficiles et coûteuses à remplacer. Pour ce qui est de croquer, sache que ce qui pourrait éventuellement faire fléchir mes positions perdrait instantanément toute valeur s'il devait faire l'objet d'un échange. Tu évoque des moment conviviaux. J'estime que ces instants sont très importants. Ils participent de la résolution, de la digestion des moments durs que nous avons vécus. Enfin, je crois voir une contradiction entre louer la méticulosité dans le travail actuel et vouloir bloquer Malissard. Un prof de philo nous disait : « celui qui se contredit ne dit rien ».

Alors marre-toi, mais cela me laisse rêveur et un peu triste, comme à chaque fois que je suis mis en face de la bêtise.



posté par DiogenePasCynique le 17.3.07. Lien vers ce billet

9 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

16 mars, 2007

Du vent dans l'usine ...

Et dans la tête aussi, pour quelques déménageurs qui nous apprirent qui si être anglais ne rends pas nécessairement abrutis, cela n'empêche rien non plus.

Une équipe de TF1 est venue mercredi dernier et a interrogé quelques salariés sur la vision qu'ils avaient de la campagne présidentielle. Sans trop de surprise, Besancenot fait un tabac et on a eu du mal, parmi les présents, à trouver d'autres sensibilités politiques ! Le reportage sera diffusé au journal de 20:00 d'aujourd'hui, ou de samedi ou de dimanche (le premier qui sait met un commentaire !). Merci en tous cas à cette sympathique équipe !

Olivier Besancenot, qui vient de déposer ses signatures, viendra donc à Valence le 24 mars, au Palais de la Foire, à 20:30. Les Reynolds bénéficieront d'un temps de parole. Aussi, les salariés sont invités à se joindre au meeting pour, une fois n'est pas coutume, soutenir celui qui nous apporté un soutien sans faille depuis des mois. La cravate est bien-sûr facultative, mais le tee-shirt Reynolds est fortement conseillé ! On peut même se retrouver un peu avant pour une petite distribution de stylos marqués du sceau de la lutte.

Aujourd'hui, c'est une journaliste de France-Bleue Drôme-Ardèche qui devrait passer en début d'après-midi pour un sujet sur la campagne électorale vue des Reynolds. Si vous voulez exprimer votre sensibilité politique au micro, passez donc faire un tour !

Comme on le voit sur les photos, presque toutes les machines sont parties vers d'autres cieux. Il ne reste que quelques cartons de pièces détachées et il est même difficile de récupérer certaines références de stylos. L'endroit devient idéal pour une rave sauvage, ambiance post-industrielle garantie ! Pas besoin de dope ici, on s'est shooté à l'espoir vrai pendant des mois, ça marche aussi !

En Tunisie, il semble que le démarrage soit plus difficile que prévu, quelque soit le discours officiel. Je sais que le Maghreb est connu pour ses magnifiques tapis, mais je doute qu'il en soit d'assez grands pour dissimuler le monumental capharnaüm de la (tentative de) production des stylos plumes. Des retards de livraisons sont déjà prévisibles, mais plus grave, ils risquent de conduire à des annulations de commandes pour cette saison, ce qui planterait cette activité avec des conséquences pour ceux qui restent. Je ne vais pas le citer, mais le maître d'oeuvre de ce transfert vers la Tunisie a du souci à se faire. Déjà détesté, méprisé de ses anciens collègues, il devra, tôt ou tard, rendre compte à ses nouveaux amis (on a des amis dans les affaires ?). Tu vois, si peut-être aucune main ne t'enfoncera, aucune des nôtres, c'est sûr, ne se tendra. Non, il suffira de tourner les talons, de s'éloigner de la rive pour ne pas voir ça ...


Libellés : , ,


posté par DiogenePasCynique le 16.3.07. Lien vers ce billet

21 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

12 mars, 2007

Péril brun.

Alors que la campagne présidentielle n'atteint pas le niveau qu'on pourrait espérer, les vrais problèmes se posent toujours, très durement pour certains. Exemple entre mille. Elle a 25 ans, mariée de force en Albanie à un mafieux local, elle décide de partir, avec sa petite fille sous le bras lorsqu'il est question de vendre cette dernière. En France, pour la régularisation de cette situation, on manque de preuve, donc le couperet tombe, ce sera la reconduite à la frontière. Lorsque cette jeune femme mettra le premier pied sur le sol Albanais, sa filles dans les bras, leur vies seront en danger. M Papon en son temps ne se sentait coupable de rien, il ne prenait que des décisions administratives, il signait, simplement, qu'importe ce qu'il y a au bout du chemin, même si c'est la mort d'innocentes. Cela rappelle trop de choses et trop de signes funestes se manifestent désormais.

Mercredi 14 mars 2007, à 18:00, place de la Porte Neuve, à Valence, se tiendra une manifestation de soutient aux sans-papiers organisée par l'ASTI de Valence. Vous êtes tous les bienvenus pour manifester votre solidarité ou plus simplement, votre humanité.

Libellés :


posté par DiogenePasCynique le 12.3.07. Lien vers ce billet

17 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

Made in China.

Des feutres dessins Dessinalo® sont arrivés de Chine. Comme c'est marqué dessus, vous saurez désormais pourquoi vous seriez bien inspirés, chers lecteurs, de ne pas acheter ces feutres-là à vos enfants. La coque Distribox® est très légèrement différente de celle que nous avions l'habitude de fabriquer. L'arrière de la partie mobile de la boite est légèrement plus granulée et le point d'attache est différent Cela laisse supposer qu'une étude spécifique du moule à été faite, soit pendant le processus de fermeture de l'usine, soit avant celui-ci. Je ne dispose d'aucun élément objectif pour juger de leur qualité par rapport à la fabrication de Valence, aussi, pas de commentaire à ce sujet. Je constate que la mention du pays de fabrication est sur les crayons, mais pas sur la boite de sorte qu'elle n'apparaît pas forcement au consommateur (et n'apparaît pas du tout lorsque le produit est présenté de face)
Pour ce qui concerne la confusion liée à la possibilité d'accepter un CDD au cours de la période de reclassement. Il est possible, je le confirme, d'accepter un CDD et de voir le restant de ses droit au congé de reclassement reporté et non amputé. Dans tous les cas de figures, à partir du moment où vous adhérez au reclassement, vous aurez droit à vos 9 mois d'indemnités de reclassement (en 9 fois maxi ou en une fois si vous retrouvez un boulot immédiatement). La cellule de reclassement étant présente durant 24 mois, vous pourrez bénéficier de ses services durant ce laps de temps le cas échéant.
N'oubliez pas de passer prendre vos chèques Cadhoc en salle des délégués. Mardi 13, mercredi 14 et jeudi 15 mars de 10:00 à 16:00. Pour les âmes sensibles qui ne seraient pas venues dans l'usine depuis longtemps, ce n'est peut-être pas la peine de rentrer dans les ateliers. Beaucoup de machine (la plupart en fait) sont parties et ça fait vraiment vide. Je crois que ce n'est pas la peine d'en rajouter dans les mauvaises vibrations ...
Enfin, le blog d'un chercheur (et non demandeur précise-t-il) d'emploi de 54 ans à Saint Privas (07200), ça s'appelle kesque7triste. Allez-y faire un tour et laissez vos commentaires. Tout ce qui peut parler de la réalité, offrir un discours alternatif aux supposées informations des médias traditionnels doit être encouragé. Merci à Bernard pour cette info et bon vent à Gérard !

Libellés : , ,


posté par DiogenePasCynique le 12.3.07. Lien vers ce billet

1 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

09 mars, 2007

Distribution.

Une distribution de chèques Cadhoc pour le salariés. Se présenter en salle des délégués les mardi 13 mars, mercredi 14 mars ou jeudi 15 mars entre 10:00 et 16:00 pour une remise en mains propres.


Par ailleurs, une permanence du cabinet VTE (aide psychologique) se tiendra chaque lundi après-midi dans les locaux de la medecine du travail (56 rue Mozart, 26000 Valence).



Libellés : ,


posté par DiogenePasCynique le 9.3.07. Lien vers ce billet

13 commentaires lien vers ce message


<< Page principale | Haut

Recherche

Web Restructuration

Quelques liens sur le reclassement.

Cette section s'affiche au bas de toutes les pages du blog. elle propose une sélection de liens vers des sites qui peuvent être utiles.

La Base de données Altedia vous permet, si vous avez un compte (demander les codes à un conseiller Altedia, à l'antenne Altedia.) de vous connecter à une base de donnés contenant des offres d'emplois identifiées. D'autres sites pour laisser un CV ou chercher des offres d'emplois : ANPE, Monster, JobMeeters, Carrires On Line, RhoneAlpesjob, Pôle Local d'Orientation du Grand Valentinois. On peut aussi viser le soleil : DOM Emplois, Runion Job, DOM-TOM Jobs. Pour les plus motivés, l'emploi à l'étranger : Job center (Grande Bretagne), EURES - The European Job Mobility Portal. Pour les cadres et techniciens : Cadre Emploi. Emploi spécialisé et interim : ADECCO, Kelly Scientifique.

Des modèles (format Word) de CV : AllCV.

D'autres faons de travailler. Le portage salarial : ITG, Portage +. Ce type de statut permet d'être indépendant en conservant un statut de salarié. Idéal pour tester l'idée avant de se lancer. En indépendant : Freelance.Com. Les Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (Scops) : Scop Entreprises. Chambre de commerce de la Drôme, Agence Pour la Cration d'Entreprise (APCE).

Les réseaux : Xing (Open BC), Viaduc - Viadeo.

Le chômage : ASSEDIC, Actu Chômage (un site militant d'actualité, à suivre !).

Si vous n'avez pas internet mais souhaitez quand même disposer gratuitement d'une adresse électronique (accessible de n'importe quel ordinateur, cellule Altedia, cyber-café etc.) : La Poste, Yahoo, Hotmail et GMail (sur invitations ).

Des outils libres et gratuits : Navigateur internet Firefox, messagerie Thunderbird, suite bureautique Open Office, et tout le reste sur Framasoft. Vos applications libres et portables sur votre clef USB : Framakey, PortableApps.com.