GÂCHIS REYNOLDS
Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après. Pour surfer, utilisez Firefox, un bon navigateur libre ! Powered by Blogger Fil de news. Lien copier-coller dans votre lecteur de news. |
28 février, 2007Sans trav-aïe.
Avant tout une information importante concernant les lettres que la (trop grande) majorité d'entre nous avons reçu. La sélection des postes proposés n'empêche personne de postuler à d'autre postes, disponibles dans le groupe, dont il aurait connaissance. La liste de ces postes est disponible à l'usine et dans les locaux d'Altédia. Tout le monde n'étant pas connectés, vous êtes invités à faire passer l'info. Pour les personnes qui auraient la possibilité d'avoir un CDD, il est convenu entre toutes les parties en présence (direction, représentants du personnel, Altédia) que l'objectif étant de retrouver un boulot, si le CDD ne se transforme pas en CDI, la personne pourra retourner dans le dispositif et bénéficier des conditions de celui-ci. Si par exemple, après deux mois de reclassement, vous retrouvez un CDD de un mois, que vous prendriez parce qu'il permet de mettre un pied dans une boite sympa (!), ou compléter une expérience, et que ce CDD ne se transforme pas en un CDI, vous avez encore droit à sept mois de dispositif de reclassement, avec les même conditions d'indemnisation que les deux premiers mois. Ensuite, si vous êtes au chômage, le dispositif de reclassement existant pendant 24 mois, vous pourrez toujours en bénéficier, mais l'indemnité sera celle des ASSEDIC, à leurs conditions. Les indicateurs de l'état du reclassement ne sont pas encore tous en place, mais il apparaît d'ors et déjà que les femmes devront faire l'objet de plus d'attention (attention, pas de jugement de valeur dans ce que j'écris, ce ne sont pas leurs mérites qui sont en cause, mais, visiblement, la perception qu'ont les employeurs). Toutes les personnes qui ont déjà retrouvé du boulot sont des hommes. Je ne sais pas si c'est significatif en l'état, à suivre en tous cas. La fermeture d'une usine, comme en témoigne, entre autre, l'émouvant commentaire d'Éric, comme en témoigne aussi les déchirements, ce n'est pas seulement perdre son boulot. C'est aussi voir des collègues plus rarement, se retrouver chez soi, à tourner un peu en rond en se demandant ce qu'on est bien capable de faire, et qui est disposé à payer (bien !) pour ça. La fermeture d'une usine brise aussi des couples, affecte le caractère, la motivation, la confiance en soi, l'appétit, la locution, l'humeur, la patience et même, parfois, le goût de vivre. Tout ça a été dit, très vivement, en CE. Aussi les intervenants du cabinet VTE (psychologues du travail, rompus à ces situations) devraient à nouveau, et sous peu, assurer des permanences. Exprimer ses doutes, son malaise, ses interrogations ; voir des gens, c'est peut-être pas miraculeux, mais c'est mieux que de garder ça pour soi et de broyer du noir. Pour ce qui est des expatriés, les missions chinoises sont données pour trois semaines, mais les billets de retours sont programmés après six semaines de présence, avec, semble-t-il, une option retour à trois semaines. Tout cela est un peu confus. Enfin, trois personnes sont en Chine. Pour la Tunisie, ce sont des missions de cinq jours (on revient pour le week-end !). Trois personnes y sont actuellement. La règle, lorsqu'on est en déplacement, c'est qu'on ne compte pas ses heures (l'obligation de moyens est remplacée par celle de résultat), avis donc aux amateurs ! Les machines de blister partiront cette semaine, semaine 10 ce sera le tour des feutres et semaine 11 des marqueurs. Huit presses sont déjà parties vers la Tunisie et deux doivent encore partir dans les quinze jours. Actuellement, des doutes se forment sur la capacité de Reynolds à fournir du travail, notamment en conditionnement manuel, jusqu'au mois de juin. Pas plus de précision mais vraisemblablement, du fait de ruptures, ça risque d'être difficile. Pour ce qui est du site de Malissard, il a encore son rôle à jouer, du fait de sa position géographique, selon la direction. Le 13 mars prochain, le CE rencontrera les représentants de la mutuelle pour étudier et discuter, dans le but de limiter la hausse des cotisations lié à la rupture du contrat de travail, les divers aspect de cette question. Anonyme du 24/2/07 7:07 PM, j'imagine que je dois prendre ton commentaire de façon négative. Je crois effectivement que des gens sont frustrés, qui ne le serait pas ? Je reste convaincu que chacun doit s'intéresser à la politique, au moins pour comprendre de quoi il retourne. Aristote lui-même disait que l'homme est un animal politique ! Pour ce qui est des américains qui doivent rigoler (outre le fait que c'est toujours un plaisir trouble de passer pour un con aux yeux d'imbéciles), je n'en suis pas très sûr. S'il ne sont pas trop sots, leur préoccupation première actuellement devrait être de trouver un tapis assez grand pour y mettre toute la poussière ! Autre solution, dissimuler un échec sous une catastrophe de plus grande ampleur et dire qu'on y est pour rien, que c'était inévitable (le marché, les lois, les affaires, les 35 h etc.). Parce que les affaires Newell en Europe pourraient sans doute être meilleures et la branche écriture, qui fonctionnait plutôt mieux (je sais, grâce à Dymo, dit-on dans les milieux autorisés, mais je crois que les gens écrivent plus qu'ils ne collent d'étiquettes, sauf exception !), risque d'être affectée durablement par la fermeture de l'usine Reynolds. Enfin, je n'ai jamais dit qu'ici je défendais les salariés ! Principalement, c'est mon point de vue que je défends, si d'autres le partagent, tant mieux, sinon, tant pis (pour eux bien sûr !). Libellés : CE CCE, Politique, securite posté par
DiogenePasCynique le 28.2.07.
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24 février, 2007On nous a volé des mots !
![]() C'est, entre autre, le sujet d'Inculture(s), la conférence gesticulée (ce n'est pas vraiment du théâÂâtre, ni un conte, ni un colloque ... ) de Franck Lepage. Il y explique l'importance de l'éducation politique pour mieux comprendre les événements, les situations que nous subissons et par conséquent, agir efficacement. Ce n'est pas chiant du tout, c'est même souvent drôle et toujours intéressant. Ça raconte surtout l'histoire d'une prise de conscience. En voici un extrait : ... Ceux d’entre vous qui ont connu la guerre de 1968, savent qu’à cette époque-là, les pauvres – (tiens, en voilà un de mot en train de disparaître ! Moi, je trouve cela très bien qu’il y ait de moins en moins de pauvres, je trouve ça génial !) – on les appelait dans ces années-là des « exploités ». Je jure aux plus jeunes dans la salle, que c’est vrai ! Ça ne nous posait pas de problème ! On parlait d’eux comme ça couramment ! Quand on était éducateur social dans les quartiers, on parlait des « exploités ». Vous comprenez bien que c’est un mot très-très embêtant pour le pouvoir. Parce que c’est un mot qui vous permet de penser la situation de la personne, non pas comme un état, mais comme le résultat d’un processus qui s’appelle « l’exploitation ». Si ce type-là est exploité, c’est donc qu’il y a un exploiteur quelque part ! Donc, quand vous le nommez exploité, vous le pensez comme un exploité et vous cherchez tout de suite… l’exploiteur. « Quel est le salaud qui exploite ce type, que je lui casse la figure ! » Le pouvoir nous fait comprendre, que ça serait bien dorénavant d’appeler ces gens-là des « défavorisés ». Et regardez bien, c’est très très amusant : c’est le même type, dans la même situation… mais dans un cas, il a été exploité par quelqu’un, dans l’autre, « il-n’a-pas-eu-de-chance ! » « Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ? On ne va pas aller faire chier le patronat parce que ce con n’a pas de pot, quoi ! » C’est un état, vous voyez ? « Défavorisé », c’est un état. Il n’y a pas de défavoriseur, si vous voulez. La vidéo de la représentation, en 2005, au festival off d'Avignon peut être téléchargée sur ce lien. Attention, c'est plus de 600 Mo ! Aussi, pour permettre aux Reynolds de la récupérer plus facilement, elle sera présente à partir de lundi sur le répertoire commun, et à partir de mercredi, il sera possible de vous graver un DVD au local du CE (l'auteur m'a gentiment donné son accord). Grâce à un éditeur belge, le texte d'Inculture(s) sera bientôt disponible. Et puis soyons fou, il y a une commission culturelle au CE, transformons-là en commission Inculturelle et pourquoi ne pas essayer de faire en sorte qu'une représentation soit faite devant, ou dans l'usine, pour les salariés bien sûr, mais pour tous les autres aussi ? Si vous êtes intéressés dites-le sur les commentaires. Franchement, avec un minimum de volonté, ça doit être possible. Si des politiques me lisent aussi, ça peut servir (l'huile des rouages, les autorisations, les assurances, que sais-je encore !). Pour ce qui est de lettres, j'en parlerai la semaine prochaine (je n'ai pas encore la mienne !). posté par
DiogenePasCynique le 24.2.07.
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20 février, 2007Occuper le terrain.
Je vais répondre un peu aux commentaires, vu que l'actualité (les lettres doivent bientôt partir, mais on verra à la lecture !) ... ![]() Anonyme du 17/2/07 5:14 PM (je préfère un pseudo parce que je n'aime pas tellement désigner les gens par des numéros, affaire de goût, salement humain j'en conviens !) justifier un acte par le fait que si on ne le fait pas, quelqu'un d'autre le fera, permet de tout justifier, tout. C'est ce même argument M Di Vincenzo avait d'ailleurs utilisé en CE. Il lui fut rétorqué que c'est avec ce genre d'argument qu'on justifie la vente de drogue à des gamins (à des prix exorbitants en plus !). Simplement, je crois que certaines choses ne doivent pas être faites, par personne. Évidement que les machines fonctionneront un jour ou l'autre. Les Tunisiens et les Chinois ne sont pas stupides. Mais c'est dommage de faciliter la tâche à M Heft et ses comparses. S'ils arrivent à délocaliser facilement, sans perdre trop d'argent, ils n'apprendront jamais. Or il est désormais acquis, même pour certains cadres de Sanford, que cette décision n'est pas bonne en terme de rentabilité ! Alors oui, je crois que tu te trompes. Car si on peut effectivement apprendre à être efficace avec les machines Reynolds, ça va moins vite pour quelqu'un, même un excellent technicien, qui ne les a jamais pratiquées. Il y arrivera, mais ça prendra plus de temps, donc d'argent, le seul argument que comprennent nos dirigeants. ![]() Un autre article, sur Bab El Web dit que « ... le site tunisien [de Reynolds, ndlr] deviendra, à court terme, l'unique centre logistique de Reynolds dans le monde. ». Que faut-il en conclure pour le site logistique de Malissard ? Mme Shorter Le Bret avait dit en CE, alors que le site logistique de Newhaven existait encore, que 14 sites logistiques en Europe, c'était visiblement trop et qu'il faudrait rationaliser. Je sais bien que Malissard peut traiter autre chose que du Reynolds, mais avouez que c'est troublant ! Pour ce qui est de l'huile et du feu, je ne suis pas le plus virulent qui écrit ici. Les tensions qui s'y expriment existent avant et en dehors de leur expression ici, ça fait parti de la description, c'est la réalité et c'est pour ça que je les laisse s'exprimer (voir ici l'explication). Anonyme du 17/2/07 11:34 PM, tu suggères que nous avons désormais des difficultés à nous asseoir ... D'après les éléments que nous avons, la décision de fermer le site est antérieure à nos prises de position sur ce sujet. Si effectivement la politique est évoquée ici c'est à dessein. Ce que nous vivons est rendu possible par des lois (c'est une impression ou je me répète ? ) et par la liberté qu'ont, en France, les capitaux étrangers de circuler (et de se retirer). Une bonne explication ici. Cela est rendu possible par des décision politiques. Comme visiblement tu sais comment on défend l'emploi, je t'en prie, éclaire-nous ! Je déplore justement que les citoyens n'occupent pas assez le terrain politique. La représentation des français est biaisée. Il suffit pour s'en convaincre d'aller sur les sites de l'Assemblée Nationale et du Sénat et d'y lire les biographies des élus. Un jeu amusant, compte le nombre de médecins, vétérinaires, hauts fonctionnaires ou ouvriers. Compare. Souviens-toi ensuite de la longueur moyenne de la carrière d'un homme politique par rapport au temps éventuellement passé dans une autre activité professionnelle et imagine ce qu'il peut connaître d'une vie non politique. Réfléchi aussi, par exemple, au fait que Dominique Ambiel, ex-communiquant de Raffarin, produit pour TF1 des programmes de politique et d'infos alors qu'il a du partir du gouvernement pour une affaire de moeurs (Il porte secours aux très jeunes femmes de vertu dite petite en revenant de traiter des dossiers à 3 h du mat ... ). Des grecs disaient qu'à partir du moment où on est capable de voter on doit être capable de gouverner. C'est un idéal démocratique. Pour s'en approcher, je ne vois pas d'autre moyen que de s'intéresser à la façon dont on se met d'accord pour vivre ensemble le plus harmonieusement possible, donc à la politique. Je prends donc ta critique sur la politique comme un compliment. Merci ! Concernant l'entité de support Fine Writing en Chine, il faut déterminer si c'est uniquement pour la marque Parker ou si la marque Waterman est concernée. En effet, de la production Parker existe déjà (ou sous peu) en Chine, mais pas pour Waterman, à ma connaissance. Ella a une remarque à faire : Il y avait quelque chose, quelque chose de palpitant qui vibrait, circulait, battait, dans notre usine. Chaque personne y avait sa fonction, chaque machine y avait sa place, comme dans un corps, où le coeur, le foie, les reins, fonctionnent à l’unisson, où le moindre atome a son propre rôle à jouer, où les molécules tournent, s’enlacent, et font vivre ce mystère. Et puis voilà, le dépeçage a commencé. Comme on nous arrache le cœur, le foie, les reins, on nous vide de notre substance, mais là on attend même pas qu’on soit mort pour prélever les organes. C’est à vif qu’on nous saigne, qu’on nous étripe, qu’on nous dépouille, le corps toujours chaud. Aucun respect, aucune dignité dans cette mise à mort organisée. Nos tripes encore fumantes iront inonder des pays où on coupe encore les têtes à la machette, où la vie d’un homme ne vaut que le prix d’un stylo. Il y avait quelque chose, quelque chose de vivant qui respirait, transpirait dans notre usine… Pour HN enfin, c'est bien le diable si on ne trouve pas le moyen de boire une bière (ou un thé !) à La Bastille ou, toute honte bue, au Bar Américain ! Libellés : Depart, invites, Politique, Presse posté par
DiogenePasCynique le 20.2.07.
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16 février, 2007Partir, s'avilir un peu ?
Alors que je ne pense pas qu'on puisse me reprocher d'avoir traîné dans la boue les personnes qui, pour diverses raisons diversement honorables, travaillent encore sur le site, je suis par contre un peu plus réservé (façon de parler !) sur le fait de partir en Tunisie, en Italie ou en Chine pour réparer les dégâts. Les 31 mai 2006, 1er juin 2006 et 9 juin 2006, je suggérais d'éviter de se rendre en Tunisie, soupçonnant alors que ce serait faciliter la fermeture du site. Désormais, se rendre en Chine, Italie ou Tunisie, c'est réparer les erreurs considérables de gestion d'une équipe de bras cassés. Or il serait juste que les conséquence économiques, pour le groupe de cette appréciation désastreuse de la situation, de cette gestion calamiteuse, se révèlent entièrement. Retards de livraisons, problèmes de qualité, baisse du taux de service, que sais-je encore, tout a conduit à ce que cela arrive, aussi il serait bon que nos camarades américains aient à justifier devant leurs chefs, devant leurs actionnaires, des conséquences de leurs stratégie (il paraît qu'il y en a une !). Aller donner un coup de main au redémarrage des machines en Chine, Italie ou Tunisie, c'est faciliter la tâche à des personnes qui ne le méritent pas (selon moi bien sûr, mais pas que !). C'est vrai qu'ils y mettent les moyens : environ 140 € net de prime par jour pour la Chine et environ 70 € net par jour pour la Tunisie. On peut aussi penser qu'une petite expérience à l'étranger peut faire bien sur le CV. C'est en effet un bon argument, mais que démontre-t-il en fait ? Si effectivement, pour certains profils, une expérience de plusieurs années à l'étranger prouve une certaine ouverture d'esprit, une autonomie, un certain dynamisme, pour les postes concernés ici (régleurs) les missions seront vraisemblablement de quelques semaines. Ces expériences démontreront surtout une chose : la souplesse de l'échine ! En effet, après vous avoir, au moins par omission, menti pendant plusieurs mois, voire des années, on vous demande, moyennant finances certes, de boire le calice jusqu'à la lie. De donner un coup de main à votre propre malheur, de sauver la mise à d'authentiques incompétents (pas totalement néanmoins puisqu'ils se servent de votre compétence). On peut aussi m'objecter que laisser l'activité écriture du groupe se précipiter au fond du gouffre portera un préjudice à ceux qui restent. C'est exact aussi. Malheureusement, il semble que M Leclerc soit déjà assez occupé à un autre projet actuellement. J'invite à ce propos le personnel, qui serait informé, de Sanford Écriture à s'exprimer sur le sujet dans les commentaires. Je ne crois malheureusement pas que l'action des techniciens qui partiraient en Chine, Tunisie ou Italie y changera grand chose. L'avalanche d'e-mails (en anglais) informant des dernières nominations, changement de postes, changement d'organisation ou départs montre un haut management vibrionnant, une activité fébrile aussi (d'avoir trop réfléchi ?) peu compatible avec une vision claire de la conduite à tenir. Peut être quelque lutte de palais dont ni les actionnaires, et encore moins les salarié qui restent, ne bénéficieraient de toutes façons. Je ne me fait guère d'illusions sur les effets de cette modeste mise au point, mais je préfère l'avoir faite que pas du tout. Enfin, un lien vers quelques vidéos. Libellés : Depart posté par
DiogenePasCynique le 16.2.07.
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14 février, 2007... que la raison ignore.
![]() ![]() Il n'est pas impossible qu'on assiste à Valence à la naissance d'un(e) artiste ! La démarche dépasse par son ampleur le simple graffiti ou le caprice. Ce sont en effet plusieurs centaines de petites étiquettes, blanches, remplies ou non, qui sont collées dans différents endroits de Valence ; sur les bancs d'un square, sur des poteaux, des portes, des feux tricolores ou même sur des poubelles qui dépassent ainsi leur fonction prosaïque ! S'étendant sur plusieurs quartier, les signaux blanc forment une sorte de piste à la destination incertaine ... L'aspect presque enfantin de l'écriture contraste avec l'ambition avouée de la démarche. Bien sûr, on peut trouver cela assez anecdotique, ou inutile, voire assez vain. Ce n'est pas tant l'oeuvre que j'apprécie, que le fait qu'elle existe, qu'il y ait quelque chose plutôt que rien, simplement. Que quelqu'un(e) se soit réapproprié un espace urbain froid, parfois agressif, purement fonctionnel ; pour en faire un cahier de poésie et d'espoir à la mesure de celle-ci et de celui-là. Peut-être est-ce un exemple à suivre pour nous autres citoyens, avec l'espace politique ... Dans la ville du kiosque de Peynet, je ne pouvais manquer de rendre hommage à cette initiative pour la Saint Valentin ! Libellés : Art posté par
DiogenePasCynique le 14.2.07.
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12 février, 2007Un dérangement considérable !
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Concernant le reclassement, il existe des entreprises, dans ce qu'il est convenu d'appeler le bassin d'emploi valentinois après desquelles on peut ne pas poser de candidature. Ce que j'ai pu entendre de certaines conditions de travail relève vraiment d'un autre âge. Un Reynolds a pu tester en conditions réelles. Libellés : Assemble Generale, Reclassement, securite posté par
DiogenePasCynique le 12.2.07.
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09 février, 2007Sur la brèche.
![]() Nous nous sommes laissés dire que les représentants US de Newell n'ont que moyennement apprécié. C'est sûr qu'en restant à Paris à lire et écrire des e-mails au kilomètre pour tenter d'expliquer une organisation kafkaïenne, ce n'est pas le meilleurs moyen de se faire une idée claire de la situation. Je le dis tout net, outre une arrogance mal placée, je constate que ces personnes sont tout à fait en phase avec l'image que l'Amérique projette désormais dans le monde ; arrogance, ignorance, brutalité et imbécillité. Je sais que ce n'est pas ça l'Amérique, je regrette simplement que le pouvoir soit à ces tristes sires. Je ne doute pas qu'ils soient patriotes, mais de fait, il ne servent pas leur pays. Finalement, le chauffeur angevin est reparti à vide pour s'en aller charger ailleurs. Plus tard, ce sont deux camions espagnols (qui attendaient depuis quelques heures vers l'autoroute) qui se sont pointés et ont eu droit à un café et un accueil sympathique. Il y a eu un moment de flottement au cours duquel leur patron, pensant que le blocage durerait ad vitam, leur demanda de rentrer à vide. Seul le sang froid et l'à propos du sieur Lucas (responsable de la sécurité) permirent de rétablir la situation à la faveur de l'Amérique. Il a effet pu rassurer le patron des routiers espagnols et ce dernier à modifié ses directives.Qu'il rende desormais ses services à l'adversaire est vraiment dommage. Les espagnols sont donc restés pour que les machines soient chargés afin qu'elles embarquent sur un cargo, aujourd'hui à Marseille. Tout ça n'a pas empêché la commission de suivi de se réunir et de valider quelques projets de formations le matin même. Un merci particulier à Olivier Besancenot, fidèle parmi les fidèles, qui a parlé des Reynolds et distribué des stylos estanpillés aux couleurs de la lutte lors de son emission télé d'hier soir. Libellés : Assemble Generale, Besancenot, Consultants, Politique, securite posté par
DiogenePasCynique le 9.2.07.
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08 février, 2007Prise de conscience.
![]() Autre source l'émission là-bas si j'y suis du 31 janvier 2007 (au format .mp3 ( ≈ 30 Mo) ou au format .rm ( ≈ 8 Mo), pour le format .rm, un lecteur ici. Un autre économiste, Frédéric Lordon explique comment la finance a pris le pas sur le capitalisme industriel. C'est très intéressant, d'autant plus qu'on comprend tout. Pas de jargon, pas d'élipse mais un discours clair sur les causes et les effets. Il estime que l'année 1986 est importante. C'est en effet cette année là qu'a été permise, en France, le liberté de circulation des capitaux. Malheureusement pour eux, c'est bien un gouvernement socialiste qui a pris cette décision (Beregovoy). Cette libéralisation de la circulation des capitaux rend en effet beaucoup plus facile la circulation des investissements étrangers dans le pays. En dernière analyse, cette liberté renforce de fait le pouvoir de l'actionnariat. Malheureusement, il n'y a pas, actuellement, de contre-pouvoir susceptible d'inverser cette tendance. Il suffirait pourtant qu'une volonté réelle de légiférer existe. Mais tout ne vas pas si mal comme nous l'apprend le vénérable et valeureux Canard. Sentant les élections arriver avec, peut-être, son cortège de déculottés, les députés (majorité UMP) se sont voté une bonne assurance chômage. Alors qu'ils bénéficiaient avant d'un semestre de traitement (5 800 € mensuels) le temps de retrouver un boulot, ce nombre de semestres est passé de un à dix (5 ans !) avec, il est vrai, un taux dégressif. Voilà sans doute un exemple à suivre pour réformer en profondeur et de façon populaire les caisses de l'ASSEDIC ! Je suis heureux de constater que certains politiques, un peu comme quelque courageux professeur Nimbus, aient à coeur de tester d'abord sur eux-mêmes l'effet des réformes futures ! Bravo ! Enfin, les autres chiffres du chômage sur le site de BIP 40. Libellés : Assemble Generale posté par
DiogenePasCynique le 8.2.07.
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07 février, 2007Samedi dernier
Samedi dernier j'ai pu, dans le cadre du festival de Romans, confronter l'expérience de Restructuration à d'autres blogs ; Le Romanais (maître des cérémonies), Mont Saint Egrève, Le monde de Maeliova, Le Romans historique, le blog de la section locale du PS ou Journal de quartier - Le Romans Libéré (Que ceux que j'oublie me pardonnent et rectifient dans les commentaires). A travers des pratiques, des fréquences ou des tons différents, il ressort que si le blog reste un outils de la démocratie participative, un moyen de partager l'info, c'est aussi un outil qui a ses limites et ne saurait remplacer l'engagement réel des citoyens. Il reste cependant , sous réserve qu'il ne soit pas colonisé par le bruit (commentaires à l'emporte pièce et philo de comptoir), une forme d'Agora. Mais, comme tout outil de communication, il coure le risque d'être décridibilisé par des excès et des rumeurs, comme peut le montrer ce qui se passe pour la campagne présidentielle. Samedi dernier toujours, quelques salariés Reynolds se sont rendus à Paris, rencontrer d'autres restructurés de la France entière autour d'Olivier Besancenot. Je laisse la parole à Ella. Peut-il y avoir un changement sans affrontement ? Ce samedi dans le 12me arrondissement de Paris, il y avait comme une odeur de printemps dans l’air, un printemps de mai 68, pas de mai 2002….Des silhouettes de tous âges se précipitaient dans une librairie ou derrière un fouillis de livres se trouvait une grande salle. Et puis quand même nos petits français ont gagné contre l’Italie. posté par
DiogenePasCynique le 7.2.07.
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05 février, 2007A Paris ...
![]() ![]() C'est donc bien du ressort de la sphère politique, donc, aussi, des ministères. Libellés : Consultants, Politique, Reclassement posté par
DiogenePasCynique le 5.2.07.
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03 février, 2007Liens.
Juste quelques liens qui apparaîtront au bas de toutes les pages de ce blog. Il suffit de cliquer sur Reclassement dans le menu du haut. Libellés : Reclassement posté par
DiogenePasCynique le 3.2.07.
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02 février, 2007Usure.
Renseignement pris, il y a bien eu des cas d'agression verbale contre certain(e)s employés travaillant encore. Les personnalités de protagonistes font que cela a effectivement pu être vécu comme du harcellement. Je reste néanmoins persuadé que, vu les fait, le terme est excessif. Le problème, c'est que les prestataires de sécurité reportent directement ce genre d'événement vers Paris. Ce qui, en local, pourrait être réglé assez facilement, peut alors prendre des proportions excessives. Il a même été évoqué le passage de gardiens vers les nouveaux locaux d'Altedia. Je ne crois pas que cela soit souhaitable, cela ne ferait qu'ajouter à la confusion ambiante. Le mieux, si l'on est pas sûr de son comportement, c'est d'éviter ces situations. La commission de validation des formations s'est réunie hier pour la première fois. Elle se réunira tous les jeudi, tant que cela sera nécessaire, pour étudier et valider le plus vite possible les projet de formation. La date limite du retour des lettres de volontariat étant passée, la prochaine étape se poursuit donc. Les propositions de reclassements. Pour ceux qui refuseraient les possibilités de reclassement dans le groupe, le licenciement interviendra vers début mars (à une ou deux semaines près). Les délais légaux étant ce qu'ils sont, la plupart des délégués seront eux aussi licenciés un peu plus tard. Il s'agit alors, pour ceux qui restent, de reconstruire une équipe apte à assurer correctement le rôle de représentation des salariés. Il est important que chacun se pose la question, car il faudra rester vigilant. Les délégués actuels, quoiqu'on pense de leur investissement à la tâche (si j'en crois certains commentaires en tous cas), ont vu leurs mandats prolongés jusqu'en juin. La plupart seront en fait parti à cette date. Aussi, d'ici là, il y aura certainement des élections. Je reste persuadé qu'il faut que des délégués syndiqués soient élus. En effet, c'est le seul moyen que je connaisse pour garantir une bonne efficacité (accès à la formation syndicale, soutient d'une structure aguerrie etc.). Le plus souvent, les élus non syndiqués sont jaunes, peu critiques face aux positions patronale ; pas le plus efficace pour défendre des salariés ! Mais pour tout ça, il faudra qu'il y ait des candidats à ces élections ! Ce week-end, des salariés Reynolds sont invités, avec des salariés d'autres entreprises, auprès d'Olivier Besancenot. Le but est de confronter les propositions de la LCR aux conditions que vivent les travailleurs. Je participerai quant à moi à une table ronde sur, je vous le donne Émile, les blogs, le bon et le moins bon ! Libellés : Besancenot, Reclassement, securite posté par
DiogenePasCynique le 2.2.07.
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