GÂCHIS REYNOLDS
Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après. Pour surfer, utilisez Firefox, un bon navigateur libre ! Powered by Blogger Fil de news. Lien copier-coller dans votre lecteur de news. |
22 septembre, 2007Des bases solides !
![]() Je n'ai pas de compétences particulières sur les techniques d'installation et de mise à niveau des parallélépipèdes, mais bon, ça ressemble à du provisoire ! Doit-on en tirer des conclusions quant à la pérennité de l'entité Reynolds SAS sur Valence (enfin Malissard et Gare TGV !) ? En tous cas il n'a pas encore plu suffisamment pour tester la stabilité des ces nouveaux locaux. Je me rends compte désormais à quel point nous vivions dans un luxe effréné à Valence, avec nos chaises, nos tables et bureau de récupération qui racontaient les trente dernières années de l'histoire du mobilier administratif. Les connexions diverses sont enfin faites, même si ce fut parfois laborieux. Avec tout ça, on n'a même pas pendu la crémaillère ! Merci à Marie pour ses photos !
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DiogenePasCynique le 22.9.07.
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19 septembre, 2007Coercition.
![]() Je ne souhaite pas préjuger des concertations sur les régimes de retraites ou sur l'assurance maladie, même si on sent une ferme volonté de livrer au privé une partie de cette manne. J'espère simplement que la CFDT ne réitérera pas ses exploits du passé (sur les retraites !). Sur la volonté d'aller plus loin sur les 35 heures, si la négociation dans les entreprises peut effectivement être assez équilibrée dans les grands établissements, je constate aussi que dans les petites structures, ce sera marche ou crève pour les salariés, vu que la moindre velléité de contestation se termine généralement par un licenciement (les prud'hommes en sont pleins !). C'est la raison d'être de la loi que de mettre chaque citoyen à égalité. Si la société renonce à cette prérogative, elle entérine la loi de la jungle, ce n'est plus une société. Sur les retraites et pré-retraites. La réalité, actuellement en France, c'est que l'âge de cessation d'activité dans le privée se situe autour de 57 ans. Ce n'est pas exactement le fait des salariés, mais celui des entreprises qui virent, notamment les vieux. Je cite Sarko : « Quant aux dispenses de recherche d'emploi (chômeurs de plus de 57 ans, ndlr), elles seront progressivement supprimées pour ceux que cela concernera à l'avenir ». Vu que ces populations ont un mal de chien à retrouver du boulot, il faut donc se préparer à toucher une retraite incomplète ou à trouver un boulot au rabais. C'est de toute façon possible, ça existe déjà ailleurs, au Japon par exemple où il n'est pas rare que le chauffeur de taxi ait plus de 70 ans, ou en Grande Bretagne où une infirmière retraitée fait un temps partiel (une bonne trentaine d'heure hebdomadaire tout de même !) pour assurer un train de vie simplement décent. Petite précision, elle a 67 ans (je le sais, je la connais !). Sur les chômeurs, Sarko veut définir : « avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes » lorsqu'un demandeur refuse deux offres d'emploi ou une formation. C'est en effet bien connu que le chômeur ne veut pas travailler, qu'il est arrivé là volontairement et qu'il souhaite y rester. C'est le même Sarko qui au Medef évoquait la dépénalisation des délits d'affaires. Sarko fait exactement ce qu'a fait en son temps la désormais sénile Margaret Thatcher. Elle a maté les mineurs, il veut mater les gueux et leur imposer une autre route de la servitude. Kouchner évoque la perspective du pire avec l'Iran, mais on n'aura peut être pas besoin d'aller si loin. Libellés : Cretinisier, Sarkoland posté par
DiogenePasCynique le 19.9.07.
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18 septembre, 2007Plaintes.
Comme l'écris Ella dans un commentaire du billet précédent, il y a effectivement des actions prud'hommes qui commencent à être lancées. Vous avez sans doute entendu parler de celles lancées par les ex-salariés des Moulinex. Ça peut donc valoir le coup. Vous avez 5 ans pour le faire. Chaque dossier est individuel, même si les plaintes sont souvent groupées, car il ne peut y avoir de jugement collectif aux prud'hommes. Cette possibilité de plainte concerne les salariés licenciés non protégés. Ces derniers doivent quant à eux saisir le tribunal administratif. Petite parenthèse au passage, le courage et la détermination semblent définitivement des vertus féminines (elles se reconnaîtront !). Nous sommes ainsi faits j'imagine ... J'ai eu une remarque, gentille mais remarque tout de même, sur l'absence de logos CFDT lors de l'action à Auchan. Honnêtement, ça ne m'a même pas effleuré l'esprit sur le moment et je crois que ce doit être la même chose pour les autres ! Si une organisation syndicale est apte à gérer des gros dossiers, la formation des adhérents, tout ce qui fait une structure ; elle me paraît moins à même de gérer des actions ponctuelles décidées, il est vrai, assez rapidement ! En effet, comme dans un groupe ou une administration, la prise de décision est parfois longue ... Cette semaine une petite délégation ira cependant faire un point sur l'affaire Reynolds en conseil syndical. Pendant ce temps, nos voisins Bataves (qui, rappelons-le ont dit non lors du référendum sur le projet de pseudo-constitution européenne) se lâchent gentiment (voir ce billet et l'article du Monde !). Ils sont en train de plafonner les salaires des patrons ! Rien que ça. La simple évocation d'une telle mesure en France vous catalogue immédiatement et définitivement comme bolchevique. Donc c'est possible de le faire, qu'on s'en souvienne ! A propos de salaires, on constate au cours du reclassement que les salaires proposés pour les postes sont assez bas. J'entends souvent dire « vous étiez bien payés chez Reynolds ! ». Personnellement, j'étais entre 1300 et 1400 € net pour un poste de technicien (plus de 10 ans d'ancienneté). Je ne trouve pas ça particulièrement élevé. Que des entreprises proposent des smics à peine améliorés à des candidats expérimentés (et parfois vraiment très qualifiés) ne me paraît pas très raisonnable. Après le salaire (et une éventuelle indemnisation par l'ASSEDIC) vient le temps de la retraite. Alors que Sarko veut réformer (les rendre moins avantageux) les régimes spéciaux, il convient de rappeler que parmi les régimes de retraite chroniquement déficitaires et sempiternellement aidés par le régime général, figurent ceux des commerçants et ceux des cadres, dont au sujet desquels il ne semble pas prévu de changer quoique ce soit ! Par contre, le régime de retraite d'EDF a versé plus d'un milliard l'an dernier eu régime général ... Un exemple à suivre enfin. Un grand cabinet d'avocat embauche un avocat débutant ! Un bel exemple d'intégration comme on aimerait en voir plus souvent ! Libellés : Cretinisier, Politique, Presse, Reclassement, Sarkoland posté par
DiogenePasCynique le 18.9.07.
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15 septembre, 2007Bon ...
... ben ça fait deux ans ! Changement de modèle pour l'occasion (dont j'espère qu'il fonctionne de façon acceptable sous Internet Explorer !). Pas tout à fait l'heure du bilan vu que le reclassement est encore en cours (même s'il est parfois bien entamé). Certains ont donc retrouvé du boulot (les chiffres, ce sera pour plus tard), sont en formations et deux entreprises ont été crées. Je vous invite à encourager les camarades de Thermo Fisher, qui vivent des moments étrangement semblables à ceux qui furent les nôtres (flammes comprises !). Un film vient de sortir, qui parle de l'entreprise, La question humaine (voir ici et là). Certains trouverons sans doute excessif le parallèle fait entre la notion de performance économique et le nazisme. Moi pas. Dans les deux cas il s'agit de se débarrasser des, choisissez, faibles, peu performant, trop chers, bon à rien ou non-aryens. Dans les deux cas on recourt à du personnel qui sans avoir forcement totalement intégré l'idéologie sous-jacente, n'en exécute pas moins les ordres. Dans les deux cas, la structure broie l'individu et le nie. Dans les deux cas on a un système qui se pare de la raison pour exercer sa folie. Libellés : Art, Politique, Reclassement, Sarkoland posté par
DiogenePasCynique le 15.9.07.
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06 septembre, 2007Aux champs ...
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En tous cas j'ai été heureusement surpris (et je pense ne pas être le seul !) par le bon accueil réservé par les consommateurs. Tous semblent conscients qu'on ne peut pas continuer comme ça. Même si les réactions se teintent parfois d'un peu de défaitisme, il est important que ces situation imprègnent les citoyens, que peu à peu la classe politique prenne véritablement les disposition propres à éviter ce genre de gâchis. Sinon, courrez vite lire ce blog Le Monolecte, notamment ce billet De la démocratie en entreprise ! Libellés : Assemble Generale, Boycott, Politique posté par
DiogenePasCynique le 6.9.07.
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04 septembre, 2007Mauvais esprit !
C'est toujours pareil, lorsqu'une personnalité (des affaires, de la politique etc.) est prise la main dans le pot de confiture, interrogée, on l'entend souvent dire « je fais confiance à la justice de mon pays ... ». je crois que dernièrement, après avoir fait ses pompes entre deux séances chez le juge d'instruction, Villepin a dit un truc du même tonneau (alors que son implication dans la manip Clearstream ne fait plus beaucoup de doutes !). Moi non, je ne fais qu'une confiance raisonnable en la justice des hommes Humaine, elle est faillible. On peut éventuellement faire confiance en la bonne volonté et la bonne foi des artisans de la vérité, mais en aucun cas préjuger de sa réussite ; on peut juste espérer ... On n'est pas censé commenter (je crois même que c'est interdit !) une décision de justice. Je m'en vais donc commenter une fiction qui rappellera peut-être à certains des faits réels. Naturellement, tout cela est fortuit ! Imaginons que le patron d'un grand groupe mondial fabricant et commercialisant des produits de grande consommation fasse état à son staff de sa volonté de délocaliser une grande partie de ses unités de productions vers des pays à bas coût de main d'oeuvre. Imaginons qu'au même moment et depuis quelques mois, une unité de production sise dans un pays occidental voit la plupart de ses cadres partir vers d'autres cieux. Imaginons, toujours, que quelques mois plus tard, des commentaires insistants fassent état d'un projet de restructuration alors que la direction nie mollement ... Imaginons encore que quelques semaines plus tard, l'annonce de la fermeture de l'usine soit faite ! Dans ce scénario, le CE, très probablement, porterait plainte pour délit d'entrave, soupçonnant que la décision de fermeture de l'usine est prise depuis plus longtemps que la direction ne veut bien l'avouer. Eh bien, le scénario dérape un peu ici, parce que dans ce cas de figure, alors que la plainte est déposée et que le procureur assure qu'il a confié l'enquête à la section financière de la PJ, rien ne se passe. L'enquête reste au point mort, à part le témoignage du super-DRH. En réalité aucune enquête sérieuse n'a été faite par aucune section financière d'aucune PJ, aucun entretient contradictoire destiné à faire apparaître la vérité, aucune recherche de pièces complémentaires. La plainte est classée sans suite, le parquet estimant que l'infraction est très insuffisamment caractérisée ! Ça c'est fort de café ! D'autant plus que dans cette fiction, les représentants du personnel rentrent en possession de documents (allez consulter cette page de documents pertinents par exemple !) qui démontrent indubitablement une volonté ancienne et très antérieure à l'annonce officielle de fermer le site. Pas terrible comme scénario n'est-ce pas ? Dans ce genre de scénario, la paranoïa guette un peu et suggère que l'influence de certains cabinets de conseil est peut être plus grande que ce qu'il est souhaitable. Heureusement qu'il ne s'agit que d'une fiction ! Malheureusement, c'est un lieu trop commun que de dire que la réalité la dépasse parfois ... N'oubliez pas le rendez-vous de cette semaine ! Mercredi 5 septembre, 13:30, devant Auchan, à Guilherand-Granges, pour une information auprès des consommateurs ! Libellés : censure posté par
DiogenePasCynique le 4.9.07.
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03 septembre, 2007Ailleurs.
Je cite : L’entreprise Samas a décidé de relocaliser en France la fabrication de mobilier de bureau préalablement délocalisée en Chine. Motifs essentiels invoqués par les responsables : la hausse des coûts de transport, des délais de transport trop longs, la difficulté de se coordonner efficacement avec les clients, localisés pour l’essentiel sur le continent européen. Ces éléments de coût font plus que compenser les gains liés au différentiel de salaire entre la France et la Chine. Ce texte est tiré du blog d'un économiste, Olivier Bouba-Olga, qui suit et commente l'actualité (lien vers le billet). Bon, au moins ça existe et les erreurs d'appréciation sont identifiées ! Nous n'avions pas complètement tort quand nous pensions qu'une autre option était possible. C'est aussi ce que pensent des camarades allemands qui veulent encore fabriquer leur vélos (voir cet article), alors que leur fond d'investissement, Lone Star, veut fermer le site ! N'oubliez pas le rendez-vous de cette semaine ! Mercredi 5 septembre, 13:30, devant Auchan, à Guilherand-Granges, pour une information auprès des consommateurs ! Libellés : Boycott posté par
DiogenePasCynique le 3.9.07.
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01 septembre, 2007Boycott et Avis.
![]() Après moult essais destinés à m'en éviter la saisie complète au clavier (quel flemmard alors !) voici le texte dûment OCR-isé, quasi-intégral (j'ai ôté l'entête et les éléments d'identification du salarié en question), de l'avis de l'inspecteur du travail. Cette décision peut naturellement faire l'objet d'une procédure d'appel de la part de la direction. DÉCISION L'inspecteur du Travail de la 4eme section,
DÉCIDE Article unique : l'autorisation de procéder au licenciement de nom de l'intéressé(e) est refusée. L'inspecteur du travail, signature Cette décision peut faire l'objet des recours suivants : Recours hiérarchique devant Monsieur le Ministre de l'emploi, des Relations Sociales et de la Solidarité,Direction des Relations du Travail - Sous-Direction des Droits des Salariés - 39-43 quai André Citroen - 75739 PARIS CEDEX 15 Recours contentieux devant le Tribunal Administratif Place de Verdun * 38000 GRENOBLE Ces recours doivent être introduits dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision. Toutefois, le recours hiérarchique suspendant le délai de recours contentieux, vous avez la possibilité de saisir le Tribunal Administratif, si votre requête est rejetée dans un délai de deux mois à compter de la décision de Monsieur le Ministre. Libellés : Boycott, Depart, Politique posté par
DiogenePasCynique le 1.9.07.
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