GÂCHIS REYNOLDS

Suppression des 256 postes de production sur le site de l'usine Reynolds de Valence qui fabriquait les stylos REYNOLDS (filiale du groupe Newell Rubbermaid). Ce blog tient une chronique, depuis Septembre 2005, des évolutions constatées dans la société, de la fermeture de l'usine et de l'après.

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02 août, 2006

L'Amérique s'inquiète.

Au hasard de l'interweb (qui, il est vrai, fait bien les choses), j'ai trouvé l'article ci-contre du journal The Journal-Standard. J'ai tenté de le traduire afin de vous en faire profiter. Voici :


ÉDITORIAL DE J-S : les salaires de PDG rendent le public furieux.


La question : La SEC (Securities and Exchange Commission, équivalent de la COB, le gendarme de la bourse, NDT) révise les règles de publication des salaires des directeurs.


Notre opinion : Les salaires exorbitants et les stratégie inadaptées dans les affaires menacent le capitalisme et la classe moyenne Américaine.

Les PDG et leur apologistes du Congrès et d'ailleurs semblent ne pas comprendre pourquoi le public est si furieux de la montée en flèche des salaires des PDG.

Pourquoi, se demandent-ils, en gros, les travailleurs de la classe moyenne – dont les salaires médians réels ont stagné depuis 2000 – seraient dérangés que le président d'un groupe comme Exxon-Mobil glisse vers la sortie avec 400 millions de dollars en temps de guerre alors que les américains payaient 3 dollars le gallon (3,785 litres, NDT) d'essence ?

Qui plus est, la vieille excuse qui veut que le salaire du PDG soit lié aux performances du groupe sonne faux quand on voit des PDG comme l'ancien patron de Newell Rubbermaid, Joe Galli, qui avait rudement bien déménagé des opérations du groupe en dehors de Freeport , avant que de présider au déclin abrupt des ventes. Selon les documents de la SEC, Galli a du recevoir 2 ans de salaire (1,2 millions de dollars par an), un bonus d'une valeur d'à peu près 1,5 million de dollars et une prime forfaitaire de 775 000 dollars quand il a quitté le groupe. L'ancien homme de main de Black & Decker a aussi inscrit 2 ans d'assurance maladie sur l'ardoise du groupe et a eu 100 000 dollars pour sa nouvelle « recherche d'emploi ».

Et qu'a obtenu Newell Rubbermaid en retour ? Galli a été nommé sur la liste des « Plus Mauvais Managers de l'année 2003 » du magazine Business Week, après que l'action ait chuté de 25 % cette année là. Durant le règne de Galli, il a fermé 80 installations et rapidement annoncé que le pourcentage de travail fait dans des pays à bas coût de main-d'oeuvre ferait un bond de 5 à 50 %. Bon boulot, Joe.

Maintenant, dans un scandale qui pourrait s'élargir, au moins 50 groupes cotés font l'objet d'enquêtes pour des options antidatées, la pratique illégale de manipuler le stock-options permet de remonter la valeur vers les cadres les mieux payés du groupe. Le scandale pourrait s'élargir, et perturber le marché pour des mois voire des années.

Les souvenirs de Worldcom et Enron, ajoutés au scandale des options antidatées et le rassemblement de la colère populaire sur les salaires de PDG, ont finalement poussés la SEC à passer la vitesse supérieure, quand le président Christopher Cox a annoncé les règles révisées sur les salaires des hauts cadres qui exigent que les firmes révèlent plus d'informations sur les salaires des PDG et les délais accordés sur les options. C'est la première fois depuis 1992 que les règles sur les salaires des PDG et la publication de ces salaires, sont mises à jours.

Les PDG des 500 plus grands groupes ont été payés en moyenne 11,75 millions de dollars en 2005, selon une enquête détaillées dans le Boston Globe, prouvant, entre autre choses, qu'expédier des emplois américains vers le Chine ou l'Inde est un bon job si vous pouvez l'obtenir.

Les nouvelles règles représentent une reconnaissance tardive du fait que l'inflation des salaires de PDG et une gestion déphasé incitant à un profit boursier à court-terme plutôt qu'à une bonne performance de groupe sur le long terme, sont mauvaise pour le capitalisme et la classe moyenne américaine qui se bat.

Pour preuve, il n'est pas besoin de regarder plus loin que Freeport, un endroit où nous sommes sûr que Galli ne repassera pas de sitôt pour toucher sa paye.


Je ne crois pas avoir fait de contre-sens dans la traduction. Comme quoi, tous les américains ne sont pas avides et assoiffés de dollars ! En tous cas Galli en prend pour son grade ! Il faut savoir que dans un groupe, généralement, on s'inspire de ce qui a déjà été fait en matière de licenciement pour les suivants. Les chiffres donnés dans l'article vont donc donner aux syndicat, une idée des sommes à négocier s'ils n'arrivent pas à convaincre la direction de renoncer à la fermeture du site ... Enfin bon, attendez un peu avant de téléphoner à votre agent immobilier !

Il est aussi intéressant de voir que la classe moyenne américaine s'inquiète, et elle a raison, de son devenir face aux excès de gestion des groupes transnationaux. Il existe en Amérique des villes complètement sinistrées après la fermeture massive d'usines (notamment dans le secteur automobile), qui ne sont pas sans évoquer les villes abandonnées qu'on voit parfois dans les westerns. Je n'aimerais pas que la même chose arrive à Valence. En fait, contrairement à la majorité des américains, les dirigeant dont il est question ici, n'ont aucun sentiment patriotique, ils sont sans fois ni lois, juste avides. Rien, actuellement, ne permet de dire que que M Ketchum est différent de son prédécesseur, comme peut nous en convaincre la situation actuelle.

Enfin, il y a pire que nous (oui, ça existe), les Poliméri, à Grenoble, lisez donc cet article, c'est désespérant et je peux tout à fait comprendre que cela puisse inspirer des actes désespérés.


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posté par DiogenePasCynique le 2.8.06. Lien vers ce billet


2 Commentaires:
Blogger brigetoun a dit...

l'espoir est aussi que peu à peu l'idée que le profit à court terme pour les actionnaires est dangeureux pour les entreprises commence à se populariser. Peut être cela arrivera-t-il un jour à ce que, révolution, on tente de règlementer la constitution de cet actionnariat.

2/8/06 7:38 PM  
Anonymous eric a dit...

Extrait de mon essai "Qui veut détruire la classe moyenne ?"

Le droit du travail est trop rigide : vive le risque !

Les règles de licenciement ainsi que le montant des primes rebutent les entreprises à embaucher. L’idéal c’est le travail à la tâche, avec un contrat à durée indéterminée (dans son sens littéral : dont on ne connaît pas la durée) qui puisse être remis en cause n’importe quand et pour n’importe quelle raison. Le contrat nouvelle embauche d’août 2005 s’inscrit dans ce sens. Les entrepreneurs seraient rassurés, les investisseurs aussi et les salariés au moins seraient motivés de peur de perdre leur seule source de revenu. Mais il faut parallèlement supprimer toute allocation chômage qui laisse un espoir au salarié ainsi que la liberté au chômeur de refuser un emploi qui ne lui convient pas. Certains dirigeants politiques allemands sont même allés jusqu’à proposer l’obligation pour les chômeurs de longue durée de porter un bracelet électronique de localisation afin de les « aider » à se réinsérer. Plus de peur, c’est aussi moins d’envie de se rebeller, entendez de se syndiquer ou de faire grève, de négocier une hausse de salaire. Tout cela ce sont des coûts en moins pour l’entreprise donc plus de richesse à partager pour certains (voir Travaille, le ciel t’aidera !).
D’ailleurs, les Présidents de sociétés anonymes sont traités ainsi, la loi de juillet 1966 qui régie le fonctionnement de la S.A stipule que le Président (habituellement nommé le P.D.G) est révocable ad nutum par le conseil d’administration (ce qui signifie : sur un coup de tête), n’importe quand et sans avoir à lui donner de raison. Être P.D.G c’est l’amour du risque, sauf que, ces mêmes amateurs des grands frissons de la révocation négocient des contrats prévoyants des indemnités aux montants pharaoniques en cas de mise en route de la dite clause. C’est ce que l’on nomme plus communément les « parachutes en or », dont certaines affaires récentes (exécutive life JMM et ses millions d’euros) se sont faites l’écho. Précisons que ces indemnités sont dues quelle que fut la gestion du P.D.G et même s’il a conduit l’entreprise au dépôt de bilan. Imaginerais-t’on un responsable commercial licencié pour ne pas avoir atteint les objectifs prévus dans son contrat à qui l’on verserait d’énormes indemnités. En poussant la logique plus loin, il serait même peut être tentant pour un individu de se faire révoquer volontairement afin de mettre en application la dite clause.

Conclusion : les plus grands prêcheurs du risque n’en sont jamais les victimes. Ils sont en quelque sorte croyants mais non pratiquants.

16/9/06 9:37 AM  

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